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Québec veut suivre la trace des sols contaminés

Le gouvernement lancera sous peu un projet-pilote pour... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Le gouvernement lancera sous peu un projet-pilote pour améliorer la « traçabilité » des sols contaminés qui sont excavés des chantiers de construction.

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

(Québec) Le gouvernement lancera sous peu un projet-pilote pour améliorer la « traçabilité » des sols contaminés qui sont excavés des chantiers de construction, a indiqué hier la ministre de l'Environnement Isabelle Melançon.

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Isabelle Melançon, ministre de l'Environnement

photo Christophe Ena, archives associated press

La Presse a rapporté hier que les autorités ont perdu la trace de 3000 tonnes de sols souillés aux hydrocarbures et aux métaux lourds provenant du chantier de l'école Baril, dans Hochelaga-Maisonneuve. Ils avaient été pris en charge par l'entreprise d'un ancien partenaire des Hells Angels, Gestion OFA Environnement.

Les sols devaient être expédiés à une entreprise établie à Québec, accréditée par le ministère de l'Environnement. Ils ont plutôt été acheminés vers une autre société portant le même nom, mais située près d'East Hawkesbury, en Ontario. La firme en question opérait apparemment à partir d'un lieu qui ne comporte pas d'adresse.

Rien n'interdit d'expédier des sols contaminés vers l'Ontario, où les règles encadrant leur traitement sont moins strictes qu'au Québec. Mais dans le cas de l'école Baril, le contrat précisait que les sols devaient être disposés en conformité avec la loi québécoise, selon l'entreprise chargée de surveiller le chantier.

« On ne peut pas faire semblant qu'il n'y a rien qui se passe », a réagi Mme Melançon au terme d'une réunion du Conseil des ministres.

L'automne dernier, La Presse a révélé que des sols « hautement contaminés » avaient été déversés illégalement au bord de la rivière de l'Achigan à Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

« [Il faut] savoir où ça s'en va, ce qui est arrivé, a dit la ministre. Il faut mieux suivre les sols parce que, on le voit, c'est la deuxième histoire d'horreur face à laquelle on me place. »

Québec est actuellement en pourparlers avec de possibles fournisseurs pour mettre sur pied un programme de « traçabilité ». Le projet-pilote devrait être lancé sous peu.

GAUDREAULT « SCANDALISÉ »

Le porte-parole du Parti québécois en matière d'environnement, Sylvain Gaudreault, s'est dit « scandalisé et préoccupé » par les révélations qu'il a lues dans La Presse. Il a pressé la ministre Melançon d'agir au plus vite.

« Nos sols contaminés chez nous, on doit les décontaminer chez nous », a dit M. Gaudreault.

« Aujourd'hui, alors qu'on est rendu à l'heure des autos autonomes, je ne peux pas croire qu'on ne peut pas suivre sur une application le camion qui vient chercher de la terre contaminée », a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur général de la municipalité d'East Hawkesbury, Luc Lalonde, a assuré à La Presse que le terrain où l'entreprise disait avoir envoyé les sols de l'école Baril « n'est pas un endroit autorisé pour jeter des sols contaminés ».

« La municipalité ne tolère pas de telles situations », a-t-il déclaré.




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