Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant laissent la porte ouverte à la création d'un nouveau parti politique dans la foulée de leur tournée de consultation lancée ce matin.

Mis à jour le 28 sept. 2016
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Avec la militante autochtone Maïtée Labrecque-Saganash, l'agronome Claire Bolduc et l'urgentologue Alain Vadeboncoeur (absent), ils parcourront le Québec sous le thème « Faut qu'on se parle ».

Dix rencontres aux quatre coins de la province sont déjà prévues, en plus des « assemblées de cuisine » où des citoyens les inviteront.

« Il y a des partis politiques, il y a des syndicats, il y a toute sorte d'organisation qui font des propositions progressistes », a expliqué l'ex-leader étudiant. Mais « de toute évidence, ces solutions à l'heure actuelle ne reçoivent pas l'approbation d'une masse critique de Québécois et de Québécoises. Il faut être assez lucide sur cette situation. »

Selon lui, la gauche québécoise critique beaucoup, mais prend rarement la peine de mettre de l'avant un projet de société. « Il manque quelque chose », a-t-il dit.

Les cinq initiateurs du projet proposent trente « constats » pour démarrer la discussion. Ceux-ci les placent à gauche du spectre politique, ainsi que dans le camp souverainiste.

« On est tous déjà identifiés à certaines idées ici », a souligné Jean-Martin Aussant, faisant valoir qu'il ne renierait pas ses convictions indépendantistes.

Le groupe publiera ses conclusions à l'hiver. Et ensuite ? Un parti ? « On n'exclut rien, on garde toutes les portes ouvertes », a dit M. Nadeau-Dubois.