Tous les partis politiques souverainistes de la province en sont arrivés à un timide consensus vendredi soir : établir une « feuille de route commune » sur les modalités d'accession à l'indépendance du Québec. Or une éventuelle alliance politique entre ces adversaires n'est pas « à l'ordre du jour », maintient Claudette Carbonneau, la présidente de OUI Québec, l'organisation qui dirige ces travaux.

Louis-Samuel Perron LA PRESSE

Une semaine après l'appel lancé par Pierre Karl Péladeau pour réunir les forces souverainistes, des représentants du Parti québécois, de Québec solidaire, d'Option nationale et du Bloc québécois se sont réunis vendredi soir pour discuter d'une potentielle coalition, sous l'égide de OUI Québec. 

Mais pour la première phase de ce chantier, les partis sont demeurés très prudents. Ils se concentreront sur une seule chose : déterminer le meilleur moyen pour accéder à la souveraineté. «Nous avons convenu d'une démarche de travail, dont la première étape est un travail sérieux, en profondeur, de réflexion et d'échange en vue de déterminer une voie commune d'accession à la souveraineté», explique Claudette Carbonneau, en entrevue avec La Presse. L'ex-présidente de la CSN se réjouit de ce dialogue «franc, ouvert, cordial» entre les partis souverainistes.

Les représentants des partis travailleront de façon «soutenue» lors de «rencontres régulières» pour établir cette feuille de route. Pas question toutefois de dévoiler un échéancier plus précis de ce chantier, a affirmé Claudette Carbonneau. Celui-ci sera dévoilé «en temps utile». «On ne veut pas être prisonnier d'une date butoir. On va procéder à des échanges sur une base très régulière. Pour la prochaine année, on a un bon calendrier de travail devant nous.» Les partis politiques n'ont pas commenté cette annonce, puisque OUI Québec avait été mandatée pour présenter leur position commune.