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Le plan d'action de Barrette se précise

Les intentions du ministre sont passablement arrêtées et... (PHOTO LA PRESSE CANADIENNE)

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Les intentions du ministre sont passablement arrêtées et un projet de loi de plus de 300 articles est en gestation au ministère de la Santé.

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(Québec) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, presse le pas pour faire avancer son projet de réorganisation du réseau de la Santé. Mais il en est encore à l'étape des consultations. En effet, il y a eu «un tour de table» au Conseil des ministres, cette semaine, mais son projet n'a pas cheminé dans les comités ministériels, passage obligé avant la préparation d'un projet de loi, indiquent des sources gouvernementales.

Les intentions du ministre sont passablement arrêtées et un projet de loi de plus de 300 articles est en gestation au ministère de la Santé. Comme l'indiquait La Presse, mardi, il entend avoir un seul interlocuteur par région administrative, ce qui suppose une réorganisation importante dans le réseau. Dans chaque région, tous les établissements de santé relèveraient d'un conseil d'administration unique.

À Montréal, toutefois, la «délimitation» serait un peu différente: le CHUM, le CUSM et Sainte-Justine resteront des organisations autonomes. Le sort des «affiliés» - l'hôpital du Sacré-Coeur, l'ancien établissement du ministre Barrette, Maisonneuve-Rosemont et l'Institut de cardiologie - reste à déterminer, mais ils tomberont probablement du côté des établissements fusionnés. Les établissements anglophones (l'Hôpital général juif et l'Hôpital de Lachine) auront le même sort. Pour ces cinq établissements, le ministre Barrette a encore des décisions à arrêter.

Toute la réorganisation «a un objectif, enlever un nombre important de gestionnaires, de cadres et responsabiliser les hôpitaux. Il faut mettre moins d'argent dans la bureaucratie», explique-t-on à l'interne. Le projet du ministre Barrette a passablement progressé au cours de la dernière semaine. Il a obtenu un appui solide tant au Conseil des ministres que chez les hauts fonctionnaires du réseau, mercredi.

Actuellement, dans les 18 régions, les agences de la santé chapeautent les établissements qui ont chacun leur propre direction. Les agences seront abolies, ont compris leurs présidents réunis toute la journée, mercredi, à Québec. «La fonction de l'agence, la coordination, va continuer d'exister, mais la structure va disparaître», résume l'un deux. Généralement en région, ce sera le conseil d'un CSSS qui fera le lien avec le ministère.

Le nombre de paliers de décisions, autant d'entraves à la «fluidité» du cheminement des orientations, est depuis longtemps une préoccupation dans le réseau.

Dans les régions, les centres de santé et de services sociaux (CSSS) - on en compte plus de 180 - seront fusionnés. On vise désormais une trentaine d'établissements. Ces CSSS regroupent les hôpitaux, mais aussi les CLSC et les centres de réadaptation.

On compte actuellement une douzaine de CSSS dans l'île de Montréal.

Cet été, à l'étude des crédits de son ministère, le ministre Barrette avait indiqué qu'au moins 1300 postes de cadres seraient abolis, dans la foulée de sa réorganisation. De ces postes, la moitié se trouvent à Montréal. Au caucus spécial des élus libéraux, à La Malbaie il y a deux semaines, il avait indiqué que cette réorganisation devrait entraîner des économies récurrentes de 220 millions par année.

Si le ministre Barrette croyait pouvoir annoncer ses intentions dès la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, il devra attendre encore quelques semaines.

50-50 pour tout le monde

Dans la ronde de négociation qui débute, le gouvernement Couillard voudra convaincre tous les salariés du secteur public d'accepter la règle du 50-50 pour le financement des fonds de retraite. «Pour le principe de la cohérence, dans la négociation sur la rémunération globale, il va falloir s'attaquer à cela», soutient le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau. La Presse avait relevé hier que le gouvernement, qui veut que les employés municipaux alimentent la moitié de leur régime de pension, paie tout de même les deux tiers du fond de retraite des agents de la Sûreté du Québec. La situation est la même à Hydro-Québec, où l'employeur paie largement plus que la moitié.

«C'est vrai pour les élus, c'est vrai pour les autres secteurs. Mon collègue François Blais fait sa tournée pour les universités. L'objectif, à terme, devrait être qu'on arrive à un partage 50-50, soutient M. Moreau, qui parraine le projet de loi 3 à l'Assemblée nationale. Les policiers du SPVM ne paient actuellement que 24% de leur fonds de pension», observe-t-il.

IVAC: une «réorganisation» à prévoir

Autre réorganisation destinée à réduire les coûts, la responsable de la Justice, Stéphanie Vallée, a confirmé que le gouvernement réorganisait le programme d'indemnisation des victimes d'actes criminels, une mesure qui a coûté 110 millions l'an dernier, une facture en croissance rapide. Bien que des bénéficiaires soulignent les limites du programme actuel, dit-elle, «on a tout de même le régime le plus généreux au Canada. Cela représente 11,25$ par citoyen du Québec. Si on compte tout ce qui est dépensé ailleurs au Canada, c'est inférieur à ce qu'on verse au Québec».

«Le contexte budgétaire actuel fait que c'est le moment de réfléchir à la façon dont on procède. Cela va passer par des consultations, par une révision de la manière de faire les choses», a-t-elle soutenu. La question de l'aide aux parents des victimes est à revoir. Remplacer les actuelles rentes viagères par des montants forfaitaires? «Tout peut être examiné. Tout doit se faire en fonction de la capacité de payer des contribuables», répond Me Vallée. Le gouvernement a promis de protéger les citoyens vulnérables, «et les victimes d'actes criminels en font certainement partie», a-t-elle dit.

Les conservatoires: un rapport à venir

La ministre de la Culture Hélène David a soutenu qu'aucune décision n'était prise quant à l'avenir du réseau des conservatoires. Révélé par Le Soleil, un rapport destiné à la ministre préconise la fermeture des conservatoires de musique à Rimouski, Saguenay, Val-d'Or, Trois-Rivières et Gatineau. L'enseignement qui y est donné pourrait relever des écoles secondaires et des écoles privées de musique. Un établissement à Québec serait chargé d'encadrer la formation.

À l'Assemblée nationale comme en point de presse, la ministre David a rapidement pris ses distances d'un rapport qu'elle n'a toujours pas reçu, a-t-elle insisté. En dépit de ces recommandations, la décision relève encore du gouvernement et du ministre, a-t-elle insisté.

«C'est entièrement prématuré et pas pertinent dans l'état actuel de la situation», observe-t-elle. Le déficit accumulé des conservatoires atteint les 12 millions.




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