Les députés péquistes auront les yeux rivés vers Édimbourg à l'occasion du référendum sur l'indépendance écossaise dans quatre jours... à moins d'y être en personne.

Publié le 14 sept. 2014
PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD LA PRESSE

Les députés péquistes auront les yeux rivés vers Édimbourg à l'occasion du référendum sur l'indépendance écossaise dans quatre jours... à moins d'y être en personne.

Le député Alexandre Cloutier a été délégué par le Parti québécois pour observer le déroulement du scrutin. Ses collègues Martine Ouellet et Mathieu Traversy s'y rendront de leur propre initiative.

« Je vais profiter de mon expérience là-bas pour tenter de comprendre certains enjeux, dont celui de l'appui des minorités - en très forte proportion - au projet souverainiste écossais, ce qui m'apparaît être une très bonne nouvelle, a indiqué M. Cloutier, qui rencontrera notamment « les Asiatiques pour le Oui ».

Le voyage de M. Cloutier ne sera pas gâché si le Non s'attire la majorité des voix, a-t-il juré.

Photo, Yan Doublet, Le Soleil

Alexandre Cloutier

« Il y a à peine 20 mois, personne ne prenait les indépendantistes au sérieux. Personne ne pensait sérieusement que l'Écosse avait une chance de devenir indépendante. »

Le député dit d'ailleurs faire « partie de ceux qui sont assez sceptiques ». « Ils partent de tellement loin... Mais en même temps, ils sont sur une lancée. »

PAS D'AIDE DU DGEQ

Malgré son expérience dans le domaine de l'organisation de référendums, le directeur général des élections du Québec (DGEQ) ne collabore ni de près ni de loin au scrutin écossais.

« Le DGEQ n'a pas été impliqué, de quelque manière que ce soit, dans le référendum en Écosse, a indiqué Sonia Fontaine, porte-parole du DGEQ. Il n'y aura pas non plus d'observateurs du DGEQ sur place. »