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Les syndicats ont fait pression sur le FRAPRU

François Saillant... (PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE)

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François Saillant

PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE

(QUÉBEC) La tension est évidente entre la gauche québécoise et le gouvernement du Parti québécois. Et les centrales syndicales ont unanimement demandé à un groupe de pression pour le logement social de mettre de côté, le temps d'une manifestation, leurs doléances à l'endroit des coupes dans l'aide sociale pour s'en prendre plutôt au gouvernement Harper.

Deux jours avant la manifestation du 27 avril à Montréal, les présidents de toutes les grandes centrales syndicales ont signé une lettre transmise à François Saillant, du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), pour le convaincre de renoncer à une conférence de presse qui devait, au moment de la manifestation, dénoncer à la fois les coupes dans l'aide sociale et la réforme fédérale de l'assurance-emploi. Ce double message «aura pour effet de faire dévier les enjeux de la bataille sur l'assurance-emploi et le message unitaire et fort que nous devons tous soutenir d'une même voix», ont écrit les dirigeants de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, du SFPQ et de la CSD. Le gouvernement Harper, ajoutait-on, «pourrait profiter de ce double message pour soutenir que les forces vives du Québec sont divisées». «Nous vous invitons à ne pas tenir de point de presse sur tout autre message que la réforme de l'assurance-emploi», concluaient les centrales.

«Le point de presse a été annulé, on a accepté de le remplacer par un communiqué de presse qui n'a pas eu d'impact. On ne l'a pas fait de gaieté de coeur, la lutte de l'assurance-chômage nous tient à coeur, mais on aurait mieux aimé qu'il soit question d'aide sociale dans cette manifestation. Dans les deux cas, on parle de cheap labor

Les centrales syndicales «voulaient que le message soit centré sur l'assurance chômage. Dans ce dossier, ils considèrent le gouvernement Marois comme un allié», observe-t-il. «Ils ne voulaient pas nécessairement protéger le gouvernement Marois, mais clairement ne pas se le mettre à dos», résume-t-il. L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) voulait aussi intervenir sur l'aide sociale.

Les syndicats devaient rencontrer Pauline Marois pour le 1er mai, à Québec. On y a surtout demandé le report du déficit zéro.

De son côté, Michel Arsenault, de la FTQ, écarte toute stratégie progouvernement. «Les changements d'Agnès Maltais à l'aide sociale sont inacceptables, je l'ai dit publiquement à plusieurs reprises! a soutenu le syndicaliste. Le but de la manif était uniquement l'assurance-emploi, on ne voulait qu'un sujet... Mme Maltais s'attaque aux plus démunis de la société. Couper 128$ par mois, ça pas de bon sens, on l'a dit publiquement, mais on ne voulait pas une manif à 56 sujets...», résume-t-il.




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