En suspendant le trimestre jusqu'au mois d'août, le gouvernement Charest a reporté le problème au lieu de le régler, dénoncent le PQ et la CAQ.

Paul Journet LA PRESSE

Selon la CAQ, à la reprise du trimestre, le gouvernement Charest aura perdu sa «légitimité» et devrait déclencher des élections.

« Je ne vois pas comment on peut régler le problème en reportant tout au mois d'août. M. Charest blâmait Mme Marois de faire des moratoires partout. Eh bien, il vient d'en faire un », a lancé M. Legault mercredi soir.

«Le calendrier électoral, on est les premiers à le souhaiter», a affirmé Marie Malavoy, critique du PQ en matière d'éducation supérieure.

Au lieu de préparer un projet de loi pour «diviser» la population, le premier ministre aurait dû négocier avec les étudiants, dit-elle. Elle estime que M. Charest «n'est pas digne de la fonction qu'il exerce».

Selon le chef de la CAQ, François Legault, M. Charest «a fait un constat d'impuissance de son propre échec».

Le député indépendant Pierre Curzi a rappelé que M. Charest avait déjà eu L'Art de la guerre, de Sun Tzu, comme lecture de chevet. «Il a fait une brillante démonstration de déplacer le front de la guerre», a-t-il lancé.

Son ex-collègue péquiste Lisette Lapointe aurait voulu que le gouvernement accède à la demande des carrés blancs, qui réclament un moratoire sur la hausse des drois de scolarité pour éviter les dérapages et la violence.

Lors des débats sur le projet de loi, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, s'est engagé à «tout faire» pour que la loi spéciale « ne soit pas une loi matraque ».

- Avec Tommy Chouinard