Ajoutez le nom de Ruth Ellen Brosseau à la liste de ceux qui ne ferment pas la porte à une candidature pour la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Mis à jour le 21 avr. 2016
Mélanie Marquis LA PRESSE CANADIENNE

En marge d'un point de presse à Ottawa, jeudi, la députée de Berthier-Maskinongé, au Québec, a reconnu - prudemment - que l'aventure l'intéressait.

« C'est sûr que je vais réfléchir, peut-être, à être une potentielle candidate à la course à la direction », a-t-elle exposé.

« Mais il faut voir quels sont les critères, qui sont les autres candidats et candidates qui vont se présenter », a ajouté Mme Brosseau, disant ne pas avoir commencé à mesurer ses appuis potentiels.

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi elle serait intéressée par le poste de chef, l'élue néo-démocrate a plaidé qu'il y avait « beaucoup à faire » pour défendre les Canadiens qui veulent se joindre à la classe moyenne.

« Avant d'être élue, j'étais une mère monoparentale qui voulait faire partie de la classe moyenne. Je trouve que la situation ne s'est pas améliorée depuis mon entrée en 2011 », a-t-elle offert.

L'élection de Ruth Ellen Brosseau avait fait couler beaucoup d'encre à l'époque. La jeune femme, qui baragouinait alors le français, avait fait un voyage à Las Vegas pendant la campagne électorale.

Les délégués du NPD réunis en congrès à Edmonton le 10 avril dernier ont voté à 52% en faveur du déclenchement d'une course à la direction du parti, chassant leur chef Thomas Mulcair de son poste.

Invité à commenter une possible candidature de Mme Brosseau, le leader néo-démocrate a indiqué jeudi qu'il demeurerait neutre.

« Je vais rester résolument suisse dans ce processus », a-t-il insisté en point de presse dans le foyer de la Chambre des communes.

« Que mon successeur soit la personne que vous venez de nommer ou d'autres, il y a tellement de talent au sein du caucus, et il y a des gens de l'extérieur qui risquent de se présenter aussi », a fait valoir M. Mulcair.

La formation politique a jusqu'à deux ans pour se trouver un nouveau leader, selon ce qui a été décidé au congrès d'Edmonton. Le chef sortant a affirmé qu'il resterait à la barre du parti d'ici là, pour assurer « la stabilité ».

La liste spéculative des aspirants au poste de leader du NPD inclut les noms des députés Nathan Cullen, Peter Julian, Alexandre Boulerice et Niki Ashton.

La populaire ex-députée Megan Leslie, dont le nom circulait beaucoup, a dit qu'elle n'était pas intéressée à diriger le NPD.