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Tuerie à Moncton: les élus hésitent à parler de contrôle des armes à feu

Peter MacKay a déclaré qu'il faudra parler de... (PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS)

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Peter MacKay a déclaré qu'il faudra parler de la sécurité de la communauté touchée, après tout ça.

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La Presse Canadienne
Ottawa

Alors qu'on cherchait toujours le présumé tueur à Moncton, les élus à Ottawa multipliaient les messages de sympathie, jeudi. Aucun, cependant, ne voulait parler de contrôle des armes à feu.

Seul le ministre fédéral de la Justice s'est risqué quelque peu sur le sujet, à son arrivée aux Communes.

Lorsqu'on lui a demandé s'il fallait ouvrir à nouveau la discussion sur le contrôle des armes à feu, Peter MacKay a effleuré le débat.

«Je crois que la question ici, maintenant, c'est plutôt celle de la sécurité de la communauté, après tout ça», a offert le ministre.

«Je suis sûr qu'il y aura en masse de temps pour discuter de la façon d'arriver à cela de la manière la plus efficace», a-t-il ajouté.

Tous ses collègues ont convenu que la discussion sera pour un autre jour.

«Je ne crois pas que je vais faire des commentaires là-dessus aujourd'hui», a sèchement laissé tomber Gail Shea, ministre des Pêches et Océans et élue de l'Île-du-Prince-Edouard.

Le député fédéral libéral de Beauséjour affichait la même retenue, alors qu'il était en route vers l'aéroport d'Ottawa pour rentrer à Moncton, jeudi matin.

«Ce n'est pas du tout le moment pour parler de politique publique ou mesures législatives, a dit Dominic Leblanc. C'est le temps de penser aux membres de la GRC qui ont été blessés, qui ont été tués, de penser à la communauté qui vit un moment épouvantable. Et aussi de penser aux membres de la GRC qui sont présentement à la recherche de cet individu-là, qui risquent leurs vies.»

Mercredi soir, trois agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont été tués et deux autres blessés, à Moncton.

Jeudi, les autorités étaient toujours à la recherche de Justin Bourque, un jeune homme de 24 ans.

Sur la colline parlementaire, tous les élus croisés partageaient leur désarroi et leur chagrin, qualifiant l'événement de «grande tragédie».

Des messages de sympathies ont été émis par plusieurs.

«Les membres de la Mission des États-Unis au Canada sont solidaires avec nos amis canadiens au sein de la Gendarmerie royale du Canada pendant cette période difficile», a écrit dans un communiqué l'ambassadeur des États-Unis au Canada, Bruce Heyman.

Le gouverneur général, David Johnston, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, et le chef libéral, Justin Trudeau, ont tous offert les condoléances de circonstance, tout comme le premier ministre Stephen Harper l'avait fait quelques heures plus tôt, d'Europe où il est en voyage.




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