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Perrin Beatty témoigne à la commission Oliphant

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Perrin Beatty

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Jim Brown
La Presse Canadienne

L'ex-ministre de la Défense Perrin Beatty dit avoir été extrêmement étonné d'apprendre qu'une entreprise allemande avait dépensé des millions de dollars en frais de lobbying pour obtenir son appui à un projet de construction de véhicules blindés au Canada.

«Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai été très surpris», a déclaré M. Beatty mercredi, à la commission d'enquête publique sur les relations entre Brian Mulroney et l'homme d'affaires germano-canadien Karlheinz Schreiber.

La preuve soumise à l'enquête indique que Thyssen AG a versé à M. Schreiber 6,5 millions $ pour obtenir, en 1988, une «entente de principe» avec le gouvernement fédéral sur le projet dit Bear Head. M. Schreiber a transmis au moins 610 000 $ à divers lobbyistes canadiens, dont un chèque de 90 000 $ à Fred Doucet, un ancien adjoint de Brian Mulroney, alors que M. Doucet venait de quitter le Cabinet du premier ministre.

M. Schreiber a soutenu que ces sommes avaient été versées pour la conclusion réussie d'une entente de principe, mais selon M. Beatty, le document qu'il a signé en septembre 1988 n'était rien d'autre qu'une «lettre de confort» qui ne liait nullement Ottawa au plan juridique. «Tout ce que je sais, a-t-il dit, c'est que pas un sou de l'argent des contribuables n'est jamais allé à Thyssen.»

Le projet Bear Head, qui ne s'est pas concrétisé, est au coeur de l'enquête présidée par le juge Jeffrey Oliphant, qui se penche sur les transactions entre MM. Schreiber et Mulroney à la suite de cette proposition.

M. Schreiber a notamment dit qu'il avait embauché M. Doucet pour faire du lobbying spécifiquement dans le but de convaincre M. Beatty, qui était réticent, de signer l'entente de 1988. M. Doucet a vigoureusement démenti l'allégation, et M. Beatty a affirmé mercredi ne pas se souvenir d'avoir jamais discuté du projet avec M. Doucet.

En dépit de la supposée entente de principe, le projet a continué à se heurter à une vive résistance au sein des ministères de la Défense et de l'Industrie.

Par ailleurs l'ex-première ministre Kim Campbell a indiqué, plus tôt mercredi, au cours d'un témoignage d'à peine 30 minutes devant la commission, que son prédécesseur au poste de premier ministre, M. Mulroney, n'avait jamais évoqué le sujet avec elle après son arrivée en poste, pas plus qu'il n'en avait parlé plus tôt, alors qu'elle avait été, brièvement, ministre de la Défense dans le cabinet Mulroney.

Karlheinz Schreiber, qui était président de Bear Head Industries, dit avoir versé 300 000 $ à M. Mulroney pour promouvoir le projet en 1993-94. Il soutient que l'entente a été conclue juste avant que M. Mulroney ne quitte son poste de premier ministre.

M. Mulroney a admis qu'après avoir quitté son poste, il a accepté 225 000 $ de M. Schreiber en échange de sa collaboration pour la promotion du projet. Il assure toutefois n'avoir violé aucune règle d'éthique fédérale, et que ses démarches de lobbying étaient limitées aux leaders de pays étrangers.




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