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Les syndicats restent fidèles à la coalition

Mario Cloutier

Le discours à la nation du premier ministre Stephen Harper n'a aucunement convaincu les chefs syndicaux québécois de changer d'allégeance face à la crise politique canadienne. Ils continuent tous d'appuyer la mise en place d'une coalition libérale-néo-démocrate, secondée par le Bloc québécois, pour prendre la relève du gouvernement conservateur à Ottawa.

La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, accuse le premier ministre canadien d'être «sept jours plus tard dans les Maritimes», lui reprochant de continuer à défendre un énoncé économique déjà rejeté par tous au pays.

 

«On n'en est plus là, dit-elle. Les Québécois et les Canadiens demandent autre chose et M. Harper tente de nous convaincre encore de sa position d'il y a sept jours, c'est surréaliste.»

Les mesures proposées par la coalition continuent de lui sourire et la leader syndicale estime que le temps presse. Pas seulement pour l'économie, dit-elle, mais aussi pour la gouvernance des affaires de l'État.

«Le gouvernement ne siège plus depuis le 5 septembre dernier. On a besoin d'un gouvernement et il (Stephen Harper) vient de nous expliquer qu'il n'est pas le gouvernement et qu'il n'entend pas gouverner avant le mois de janvier», déplore-t-elle.

De son côté, le président de la FTQ, René Roy, a même trouvé le discours du premier ministre Harper «arrogant» en ce qu'il n'avait rien à offrir de nouveau aux travailleurs québécois.

«Il a utilisé le mot séparatiste en anglais, c'est méprisant pour les Québécois. Nous ne sommes pas un parti politique, mais on s'attendait à des mesures concrètes pour l'économie. C'était insipide. Rien pour la forêt, rien pour l'assurance chômage. Rien. On va continuer d'appuyer la coalition», de résumer M. Roy.

Par ailleurs, trois importants syndicats industriels du pays, le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, le Syndicat des Métallos et les Travailleurs canadiens de l'automobile demanderont aujourd'hui à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, de permettre à un gouvernement de coalition de diriger le Canada et de ne pas dissoudre le Parlement. Ces syndicats souhaitent plutôt l'adoption de mesures immédiates pour l'économie.

 




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