(Ottawa) En l’espace d’à peine un peu plus d’une semaine, le Commissariat aux langues officielles du Canada a reçu près de 200 plaintes concernant la nomination de la gouverneure générale Mary Simon, qui ne parle pas le français.

Mélanie Marquis
Mélanie Marquis La Presse

« Jusqu’à maintenant, nous avons reçu près de 200 plaintes concernant la nomination de la nouvelle gouverneure générale », a indiqué mercredi dans un courriel Andréanne Laporte, porte-parole de l’agence indépendante du Parlement.

Pour des raisons de confidentialité, elle n’a pas voulu préciser si certaines de ces plaintes mèneraient à une enquête du bureau du commissaire, Raymond Théberge, ni quels articles de la Loi sur les langues officielles ont été invoqués.

« Nous devons déterminer le mérite de chacune des plaintes que nous avons reçues au sujet de la nomination de la gouverneure générale, donc pour le moment, nous ne pouvons pas confirmer si elles sont recevables, si nous mènerons enquête ou quelle partie de la Loi serait visée », a signalé Mme Laporte.

Le jour de la nomination de Mary Simon, qui ne parle pas la langue de Molière, le commissaire avait félicité celle-ci sur Twitter, tout en mentionnant que « comme plusieurs, je note toutefois que Mme Simon ne parle pas le français ».

Ancienne diplomate possédant une longue feuille de route, Mary Simon parle anglais et inuktitut. Lors de la conférence de presse organisée pour annoncer sa nomination, le 6 juillet dernier, elle s’est engagée à prendre des cours de français.

Son entrée en fonction officielle est prévue le 26 juillet prochain.