(Québec) Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale accuse la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, d’avoir contribué à « banaliser les féminicides [et] à porter un regard fataliste sur la violence conjugale ».

Hugo Pilon-Larose
Hugo Pilon-Larose La Presse

Par voie de communiqué, mardi, la porte-parole du Regroupement, Isabelle Boily, a déploré des propos tenus par Mme Guilbault lors d’un récent point de presse à Montréal. En marge du 13e féminicide présumé commis au Québec, la ministre aurait dit que « les services sont là, mais malheureusement, il semble qu’on ne pourra jamais tout empêcher ».

« Les solutions contre les violences faites aux femmes sont multiples. Il faut une éducation à la sexualité axée sur des modèles de relations amoureuses positifs basés sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Il faut briser le silence, dénoncer les violences, déconstruire et transformer les discours véhiculés qui banalisent cette violence. Il faut adopter des approches reposant notamment sur la responsabilisation des hommes violents », a déclaré Mme Boily mardi.

Coup d’éclat à Québec, le Regroupement a dessiné sur le trottoir situé devant l’édifice du bureau de la ministre et dans le corridor des corps représentant les 13 victimes de féminicides présumés commis depuis le début de l’année au Québec.