(Ottawa) Le gouvernement prolonge de trois mois deux prestations d’aide et de deux semaines la prestation de maladie.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé vendredi en conférence de presse au parlement que la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) et Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants (PCREPA) seront disponibles pour 12 semaines de plus.

Cela fait passer à 38 semaines le nouveau nombre maximal de semaines d’admissibilité à ces prestations. « Si vous avez besoin de soutien pendant que vous recherchez un emploi, ou si vous avez besoin de rester à la maison pour prendre soin de la famille, ces prestations continueront d’être disponibles pour vous », a-t-il dit.

Le gouvernement fait également passer de deux à quatre semaines l’accès à la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE). « Personne ne devrait retourner au travail en étant malade en ce moment. C’est aussi simple que cela », a tranché Justin Trudeau.

La prolongation de l’ensemble de ces mesures coûtera environ 12,1 milliards au trésor public, a précisé la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes handicapées, Carla Qualtrough, dans une conférence presse subséquente.

L’annonce de vendredi a été accueillie positivement par le Conseil national des chômeurs et chômeuses.

« C’est une bonne chose. C’était nécessaire, étant donné que la crise sanitaire et économique est encore loin d’être terminée. C’est une réponse adéquate et responsable à la crise », a déclaré par voie de communiqué le porte-parole de l’organisation, Pierre Céré.

Gare à une réouverture trop rapide

Le premier ministre a par ailleurs dit avoir discuté avec ses homologues des provinces et des territoires de déconfinement. « Les premiers ministres et moi avons parlé [jeudi] soir de l’importance de ne pas rouvrir trop rapidement », a relaté Justin Trudeau.

Il a évoqué la crainte d’une troisième vague que propulseraient des variants plus contagieux.

« La menace des variants est réelle. […] Même avec des vaccins, nous devons faire tout ce que nous pouvons pour protéger les plus vulnérables comme nos aînés dans des centres de soins de longue durée. Autrement, nous pourrions voir une troisième vague encore pire que la deuxième ou la première », a-t-il averti.