Au terme de sa première rencontre avec le nouveau chef du Parti conservateur, le premier ministre du Québec, François Legault, s’est réjoui qu’Erin O’Toole se soit engagé à ne pas contester la loi sur la laïcité, qu’il soit « ouvert à donner plus de pouvoir au Québec en matière d’immigration et à augmenter les transferts en santé aux provinces ».

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

Lors d’une mêlée de presse qui a suivi la rencontre avec M. Legault, M. O’Toole a de fait déclaré que s’il devient premier ministre, il donnera « plus de financement pour la santé, d’une manière stable, prévisible et sans condition. C’est important de respecter les champs de compétence des provinces, incluant la santé ».

M. O’Toole a par ailleurs mentionné qu’il était favorable à ce que la loi 101 soit respectée dans les entreprises de compétence fédérale (qui relèvent pour l’instant de la Loi sur les langues officielles).

« Je comprends que la protection de la langue, de la culture et de l’identité est une priorité », a-t-il dit.

Pendant les échanges entre les deux politiciens, il a en outre été question de relance économique, de bois d’œuvre et « de la crise de l’unité nationale, particulièrement dans l’Ouest canadien », a relaté M. O’Toole, soulignant que M. Legault avait aussi souligné « l’importance de l’environnement pour les Québécois ».

Bien que le chef conservateur soit favorable aux pipelines dans l’Ouest canadien, il a fait remarquer aux journalistes qu’aucun projet traversant le Québec n’est sur la table.

De façon générale, « j’aurai une approche de collaboration, pas de confrontation », a promis M. O’Toole, disant espérer tripler le nombre de députés conservateurs au Québec lors de la prochaine élection.

Vantant le leadership de François Legault pendant la pandémie, il a au contraire dénoncé la lenteur de Justin Trudeau à prendre des décisions.

A-t-il été question d’armes à feu pendant la rencontre avec M. Legault ? M. O’Toole a répondu par la négative.

Sur son site internet, le chef conservateur promet de se battre contre tout resserrement du contrôle des armes à feu.