(Québec) L’ancien syndicaliste Gérald Larose, qui a présidé au tournant des années 2000 la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, salue le plan de protection du français présenté par le candidat dans la course à la direction du Parti québécois, Sylvain Gaudreault.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Alors que les aspirants chefs péquistes prendront part mardi au deuxième débat sur trois de la course, M. Larose affirme que le député de Jonquière fait bien de proposer que le Québec accorde un statut « constitutionnel » à la loi 101 pour l’élever au même rang que la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

« La loi 101, si elle avait eu dès le départ un statut constitutionnel, son démantèlement par le Canada aurait été plus compliqué. La proposition de Sylvain Gaudreault, c’est de lui donner un statut supra-législatif. Ça va dans la bonne direction », a affirmé mardi M. Larose.

Dans son plan pour protéger le français au Québec, Sylvain Gaudreault propose de faire de la loi 101 « une véritable charte » où « toutes les autres lois québécoises appelées à jouer un rôle dans la langue, comme la Loi sur l’instruction publique, le Code du travail, le Code civil, s’interpréteraient de manière à garantir la prééminence de la langue officielle et commune, le français ».

À 19 h, mardi, M. Gaudreault prendra part pour une deuxième fois à un débat virtuel en direct d’un studio de Granby avec les autres candidats dans la course à la direction du PQ, l’avocat Paul St-Pierre Plamondon, l’humoriste Guy Nantel et l’enseignant en histoire Frédéric Bastien.

Lors du premier débat, en août, le ton avait rapidement monté entre M. Gaudreault et M. Nantel, donnant lieu à certains échanges acrimonieux. Selon un sondage Léger publié mardi dans les médias de Québecor, 56 % des répondants ont depuis affirmé qu’ils ne savaient pas qui ferait le meilleur chef pour permettre au Parti québécois de remonter en force.