(Ottawa) Les projecteurs seront braqués sur Justin Trudeau, jeudi, alors qu’il comparaîtra au comité permanent des finances pour répondre aux questions des députés sur l’affaire UNIS (WE Charity).

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Le premier ministre a réservé une heure à son agenda pour répondre aux questions des députés du comité. Il est à l’horaire de 15 h à 16 h. Sa cheffe de cabinet Katie Telford lui succédera et témoignera de 16 h 15 à 17 h 15, selon le calendrier des travaux du comité des Communes.

Si Justin Trudeau a accepté de se prêter à l’exercice, c’est pour montrer qu’« on n’a rien à cacher », a-t-on indiqué à son bureau, lundi, sans toutefois préciser si de nouvelles informations seront divulguées sur cette histoire dans laquelle les libéraux sont empêtrés depuis un mois.

Le premier ministre consacrera ses prochains jours à se préparer à cette apparition qui devrait monopoliser l’attention du tout Ottawa tandis que de nombreux Canadiens sont pour leur part en vacances.

Les cofondateurs de Mouvement UNIS, les frères Craig et Marc Kielburger, comparaîtront quant à eux devant le comité mardi après-midi en compagnie du dirigeant principal des finances de l’organisme de bienfaisance, Victor Li.

Le trio sera précédé par l’ancienne présidente du conseil d’administration d’UNIS, Michelle Douglas, qui a claqué la porte en mars dernier – une démission qui était « le résultat de développements préoccupants », a-t-elle fait valoir dimanche en entrevue avec le Globe and Mail.

D’ici là, le comité permanent des finances se réunit lundi en fin d’après-midi pour discuter de la logistique de ces comparutions à venir, qui seront assurément suivies de près sur la colline du Parlement, surtout après le témoignage explosif du ministre des Finances, Bill Morneau, la semaine dernière.

L’apparition d’un premier ministre en exercice en comité est un évènement rare en politique fédérale.

Le dernier à s’être prêté à l’exercice a été Stephen Harper, en 2006. Son témoignage survenait cependant dans un contexte totalement différent ; il s’était présenté devant un comité sénatorial pour mousser son projet de réforme de la chambre haute.

Le seul premier ministre en exercice qui a témoigné alors qu’il était sur la défensive est Richard Bennett, en 1932. Il est apparu devant un comité spécial pour répondre à des allégations qui avaient été portées contre lui, dont celle d’avoir payé pour le voyage de noces de sa soeur avec des fonds publics.