(Québec) Le gouvernement Legault ne disposera pas de nouveaux pouvoirs à compter de cet été pour accélérer la construction d’infrastructures. La session parlementaire a pris fin vendredi sans entente avec l’opposition sur son projet de loi 61.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Au Salon bleu vers 13 h, la vice-présidente Maryse Gaudreault a ajourné les travaux de l’Assemblée nationale jusqu’au 15 septembre. Il n’y avait pas d’accord entre le gouvernement et l’opposition pour procéder à un vote sur l’adoption du principe du projet de loi 61, une étape indispensable pour poursuivre les travaux sur une pièce législative.

Les députés de l'opposition ont réitéré leurs objections contre ce projet de loi qui, selon eux, accorderait des pouvoirs trop importants au gouvernement. Les amendements présentés cette semaine sont insuffisants à leurs yeux.

Il fallait un accord unanime de l’opposition pour que le gouvernement puisse faire cheminer son projet de loi. Cette unanimité état nécessaire parce que Québec a déposé tardivement, la semaine dernière, le projet de loi 61.

L'opposition avait suggéré de scinder la pièce législative pour adopter les articles qui font consensus, mais le gouvernement a refusé. Ce dernier devra donc revenir à la charge cet automne.