(Montréal) Les jeunes péquistes souhaitent modifier la Loi sur les normes du travail pour limiter à 35 heures plutôt qu’à 40 heures la semaine normale de travail. Ils veulent aussi que les Québécois travaillent quatre jours plutôt que cinq en période estivale et qu’ils soient payés d’ici 10 ans par « une monnaie québécoise ».

Hugo Pilon-Larose
Hugo Pilon-Larose La Presse

Ces propositions ont été adoptées samedi au premier jour du congrès du Conseil national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ), où sont réunis 120 jeunes au Centre St-Pierre, à Montréal. Une première proposition émanant du comité directeur proposait de limiter la semaine de travail à seulement 30 heures. Certains militants ont toutefois soulevé des craintes en raison de la pénurie de main-d’œuvre.

Les jeunes du Parti québécois veulent aussi que le Québec donne aux travailleurs « un droit à la déconnexion ». Ils déplorent que certaines entreprises réclament que leurs employés répondent à leurs courriels même à l’extérieur du bureau.

Un référendum rapidement

Les jeunes péquistes réclament également qu’un gouvernement formé par le Parti québécois tienne un référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat. Si ce référendum est gagnant, l’Assemblée nationale mettrait en place « une assemblée constituante pour doter le Québec d’une constitution », ont-ils décrété samedi. Ils souhaitent aussi abolir le serment d’allégeance à la Reine lors de l’assermentation des députés à l’Assemblée nationale.

Réunis en congrès national, les militants du CNJPQ adoptent samedi des propositions sur les thèmes de la liberté et de l’environnement. Les aspirants-chefs dans la course à la direction du parti viendront également faire des allocutions en après-midi.