Le gouvernement Legault n’a pas l’intention d’amender son projet de loi 54 qui fera en sorte que les demandes tarifaires d’Hydro-Québec seront examinées tous les cinq ans plutôt qu’annuellement par la Régie de l’énergie. Nombre d’intervenants entendus en commission parlementaire désapprouvent le fait que la Régie perde son droit de regard sur les tarifs.

Denis Lessard Denis Lessard
La Presse

Québec a fait savoir qu’après une année de gel, il appliquerait l’inflation pour tenir compte des coûts absorbés par la société d’État. Un regard sur ce qui est survenu depuis 20 ans, avec la surveillance de la Régie, montre que la moyenne des augmentations a suivi de près l’inflation.

Des sources proches du dossier expliquent que la décision de procéder aux audiences tous les cinq ans plutôt qu’annuellement a un impact financier important pour la douzaine d’associations qui interviennent chaque année.

Les frais associés à leurs interventions – recherche et frais juridiques essentiellement – représentaient en 2018 une facture de 3 millions. Comme la Régie demandait systématiquement à Hydro d’assumer la note de ces intervenants, ces groupes perdront une source de revenu avec un rendez-vous tous les cinq ans seulement.

En outre, les demandes de renseignement produites chaque année par ces associations génèrent des coûts importants. Hydro doit dépenser chaque année entre 15 et 20 millions pour préparer les réponses aux questions des groupes – ils en posent chaque année entre 1000 et 1500.