Le Parti libéral du Canada a annoncé avoir retiré la candidature de l’ancien imam Hassan Guillet.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

« Les commentaires désobligeants que Hassan Guillet a faits ne concordent pas avec les valeurs du Parti libéral du Canada. Justin Trudeau et l’équipe libérale s’opposent fermement aux propos antisémites, haineux, racistes, islamophobes, homophobes, sexistes et à toute forme de discrimination », a fait savoir le parti par communiqué.

L’organisation juive B’nai Brith avait réclamé la disqualification du candidat libéral pour un « ensemble de déclarations troublantes et antisémites et anti-israéliennes ». L’ancien imam, devenu célèbre après l’attentat à la mosquée de Québec en 2017, devait porter les couleurs libérales dans la circonscription de Saint-Léonard—Saint-Michel, à Montréal.

Le B’nai Brith lui reprochait notamment d’avoir « célébré la libération de Raed Salah », un controversé prédicateur islamiste, et d’avoir qualifié Israël d’« État d’apartheid » lors d’une entrevue radiophonique.

« Si ces déclarations pouvaient être considérées offensantes à certains de mes concitoyens de confession juive je m’en excuse, a fait savoir M.  Guillet dans un communiqué. Mon intention n’était pas d’offenser qui que ce soit. Le manque de sensibilité de ces déclarations ne reflète pas ma personnalité ni ma façon d’être. »

Il dit avoir évolué et s’être engagé « comme militant contre la haine et la violence » après les attentats de 2017.

En ce qui concerne plus spécifiquement le conflit israélo-palestinien, il soutient qu’« une solution doit être trouvée dans la dignité et le respect de tous ». « Nous, comme Canadiens, on ne peut que sympathiser avec les victimes de tous les côtés mais on ne peut pas imposer une solution », ajoute-t-il.

Le B’nai Brith a « applaudi la réaction rapide du Parti libéral », selon un communiqué.

Le Parti libéral a fait savoir que son « processus d’examen interne rigoureux » a duré des semaines.