Source ID:e2061bf8ee9f3ace84290977baa85771; App Source:StoryBuilder

Québec souhaite accueillir 52 000 immigrants dès 2022

Le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

Agrandir

Le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

(Québec) Le gouvernement Legault souhaite ramener dès 2022 le nombre d'immigrants accueillis au Québec au même seuil qu'il était sous les libéraux.

En «prendre moins pour en prendre soin», disait François Legault en campagne électorale concernant l'immigration économique. Dès son élection, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) avait confirmé son intention d'accueillir 40 000 immigrants au Québec en 2019, alors que la province en avait reçu plus de 51 000 l'année précédente.  

Or, dans son plan de planification de l'immigration pour les prochaines années, qui a été déposé vendredi à l'Assemblée nationale, Québec confirme qu'il souhaite désormais augmenter leur nombre de 3000 à 4000 par année jusqu'en 2022, retrouvant ainsi un seuil avoisinant 52 000 immigrants.  

«On a toujours dit qu'on allait faire une baisse temporaire, a défendu vendredi le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette. Il fallait prendre un pas de recul pour faire en sorte de réparer [le système d'immigration]. C'est d'ailleurs ce que je fais avec le projet de loi 9 que nous souhaitons adopter d'ici la fin de la session parlementaire.»

Dans son dernier budget, Québec a aussi débloqué près de 146 millions supplémentaires par année pour permettre au ministère de l'Immigration de bonifier l'aide à la francisation et à l'intégration qui est offerte aux personnes immigrantes.  

Puisque la loi sur l'immigration exige une consultation générale sur les cibles pluriannuelles d'immigrants reçus, des groupes pourront questionner le gouvernement au cours du mois d'août concernant ces nouveaux seuils qui ont été mis au jeu vendredi.  

Une cible qui ne tenait pas la route, dit Anglade 

Pour la libérale Dominique Anglade, la cible de 40 000 immigrants reçus pour l'année 2019 ne tenait tout simplement pas la route.  

«Ils se rendent compte que d'un point de vue économique, ça ne tient pas la route. [...] On est rendu à plus de 120 000 postes vacants au Québec. [La pénurie de main-d'oeuvre] est un enjeu primordial dans toutes les régions», a-t-elle affirmé vendredi.

«C'était prévisible. Ça relevait de la numérologie, a ensuite ironisé le chef péquiste Pascal Bérubé. C'était essentiellement un slogan électoral. Toutes les personnes qui ont voté pour la CAQ en [se faisant dire qu'ils diminueraient] l'immigration, vous vous êtes tous fait avoir.»

Au PQ, on se garde toutefois de chiffrer le seuil d'immigrants que le Québec devrait accueillir. En campagne électorale, l'ex-chef du parti, Jean-François Lisée, avait évoqué qu'il pourrait être sous la barre de 40 000. Les péquistes souhaitent toutefois qu'une instance indépendante étudie la question afin d'éclairer Québec sur le sujet.




La liste:-1:liste; la boite:2099152:box; tpl:html.tpl:file
la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer