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Les libéraux ne veulent pas de Mark Norman devant un comité parlementaire

Contre toute attente, la Couronne fédérale a suspendu... (PHOTO CHRIS WATTIE, LA PRESSE CANADIENNE)

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Contre toute attente, la Couronne fédérale a suspendu la semaine dernière l'accusation d'abus de confiance qui pesait contre le vice-amiral Mark Norman, qui était soupçonné d'avoir divulgué des secrets d'État au chantier naval québécois Davie ainsi qu'à un journaliste.

PHOTO CHRIS WATTIE, LA PRESSE CANADIENNE

(OTTAWA) Le vice-amiral Mark Norman affirme avoir « une histoire importante à raconter » aux Canadiens dans la foulée de la décision de la Couronne de suspendre l'accusation d'abus de confiance qui pesait contre lui depuis plus d'un an. Mais les libéraux de Justin Trudeau ne veulent pas qu'il raconte sa version des faits devant un comité parlementaire.

Tout indique en effet que les députés libéraux qui sont membres du comité permanent de la défense vont rejeter la requête des partis de l'opposition visant à examiner cette affaire en convoquant notamment une douzaine de témoins, dont le premier ministre Justin Trudeau lui-même et le vice-amiral Mark Norman.

Contre toute attente, la Couronne fédérale a suspendu l'accusation d'abus de confiance qui pesait contre M. Norman, qui était soupçonné d'avoir divulgué des secrets d'État au chantier naval québécois Davie ainsi qu'à un journaliste dans le but d'influencer les décisions du gouvernement Trudeau dans l'attribution d'un contrat de près de 700 millions. La Couronne a pris cette décision après avoir reçu de nouvelles informations qui offraient « un plus grand contexte » à l'affaire.

En fin de semaine, le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocratique ont réclamé la tenue d'une réunion d'urgence du comité parlementaire d'ici cinq jours pour « examiner la question de la conduite du gouvernement dans les enquêtes et les poursuites du haut gradé des Forces armées canadiennes. »

« À de nombreuses reprises, le premier ministre a porté préjudice à la conduite de l'affaire en prévoyant à tort que l'enquête de la GRC donnerait lieu à des poursuites. Cela suggère que lui et son cabinet ont eu un accès inapproprié à des informations concernant une procédure pénale indépendante », peut-on lire dans la lettre signée par les députés du Parti conservateur et du Nouveau Parti démocratique au greffier du comité de la défense.

« Il est également clair que le gouvernement a tenté de s'ingérer politiquement dans un contrat de construction navale. Quand cela a été révélé, il a réagi en dénigrant la réputation d'un officier de marine hautement respecté. » - Extrait de la lettre signée par les députés du Parti conservateur et du Nouveau Parti démocratique

Le président du comité de la défense, le député libéral Stephen Fuhr, n'a pas donné suite au courriel de La Presse quant aux intentions des libéraux.

Mais le député libéral Marco Mendicino, un avocat de formation qui est aussi le secrétaire parlementaire du ministre des Infrastructures et des Collectivités, François-Philippe Champagne, a soutenu que la démarche des partis de l'opposition était une manoeuvre partisane à quelques mois des élections fédérales.

« Les conservateurs sont les seuls à alimenter les allégations voulant qu'il y a eu de l'ingérence politique dans cette affaire. Aucun autre des joueurs impliqués dans le procès du vice-amiral Mark Norman ne prétend cela. [...] Pourquoi les conservateurs essaient-ils de faire de la petite politique en ramenant cette affaire devant un comité parlementaire qui est implicitement un forum partisan ? », a lancé M. Mendicino.

Accusations

Aux Communes, hier, le Parti conservateur a continué d'accuser le gouvernement Trudeau d'avoir injustement sali la réputation du vice-amiral en refusant de remettre aux avocats de Mark Norman des documents internes du cabinet qui auraient pu leur permettre de régler cette cause plus rapidement, entre autres choses.

Le ministre de la Justice, David Lametti, a répliqué que le Service des poursuites pénales du Canada avait agi de façon totalement indépendante dans ce dossier. « L'enquête en question a été menée par la GRC, une institution dont nous sommes très fiers au Canada. La GRC a donné son enquête au Service des poursuites pénales du Canada, une autre institution dont nous sommes fiers. C'est une poursuite pénale qui a été menée par la directrice du Service des poursuites pénales, et la décision d'arrêter les procédures a été sa décision. Il n'y a pas eu d'ingérence », a-t-il tranché.




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