(Calgary) Le ministre canadien des Ressources naturelles a déclaré que le gouvernement était disposé à étudier les offres des groupes autochtones pour une participation éventuelle dans l’oléoduc Trans Mountain.

Bill Graveland
La Presse canadienne

Mais Amarjeet Sohi prévient que le gouvernement Trudeau ne sautera pas sur la première offre qui lui sera présentée.

PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNNE

Le ministre canadien des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi

Jeudi, lors d’un événement d’affaires à Calgary, M. Sohi a reconnu que les communautés autochtones devraient bénéficier des retombées économiques des ressources naturelles.

Le gouvernement entend travailler avec les communautés et « explorer » l’option d’une participation dans le projet, a-t-il soutenu.

Un groupe dirigé par des Autochtones, appelé Project Reconciliation, a annoncé qu’il pourrait être prêt dès la semaine prochaine à faire une offre de 6,9 milliards pour devenir le propriétaire majoritaire de l’oléoduc.

L’organisation formée de quelque 340 communautés autochtones de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan pourraient choisir de partager la propriété de l’oléoduc élargi, qui acheminera du pétrole brut des sables bitumineux de l’Alberta vers la côte ouest.

M. Sohi a indiqué que le gouvernement était loin de commencer à examiner des offres sérieuses pour l’oléoduc. Il prévoit tenir des discussions avec les groupes autochtones plus tard ce mois-ci à Vancouver, Victoria, Edmonton et à Kamloops, en Colombie-Britannique.

« Nous voulons nous assurer que toutes les communautés autochtones ont la capacité de participer à cela », a-t-il soutenu en point de presse.

« C’est un projet qui prendra quelques années à compléter et les conversations se poursuivront. »

Une autre contestation ?

Le ministre Sohi s’attend à ce qu’il y ait une deuxième contestation judiciaire de l’approbation gouvernementale du projet Trans Mountain.

La proposition avait d’abord été approuvée par le cabinet en 2016, mais les groupes opposés au projet s’étaient fortement mobilisés pour le contester.

L’année dernière, le gouvernement fédéral avait acheté la ligne existante à l’entreprise américaine Kinder Morgan pour 4,5 milliards, lorsque la société avait menacé d’abandonner le projet en raison de l’incertitude.

Quelques mois plus tard, la Cour d’appel fédérale avait annulé l’approbation du gouvernement fédéral, qui s’était fait ordonner d’étudier davantage l’impact sur la vie marine et de consulter suffisamment les Autochtones.

« Nous pouvons démontrer que nous avons entendu les préoccupations des communautés autochtones et que nous avons effectivement répondu à celles-ci », a fait valoir M. Sohi.