(Ottawa) Le premier ministre Justin Trudeau est prêt à rencontrer le président chinois, Xi Jinping, au sommet du G20 à Osaka, au Japon, pour discuter des « défis » entre le Canada et la Chine.

Lina Dib
La Presse canadienne

Lors d’une conférence de presse en Normandie où il participe aux cérémonies du 75e anniversaire du débarquement, le premier ministre a déclaré jeudi qu’il verrait, fin juin à ce sommet, s’il serait « approprié ou désirable » d’avoir une conversation « directe » avec le président chinois.

C’est la première fois que M. Trudeau évoque cette possibilité.

Sa « première préoccupation », a-t-il dit, sera d’aborder les cas de Michael Spavor et Michael Kovrig, les deux Canadiens détenus en Chine pour des raisons qu’Ottawa qualifie d’arbitraires.

Les relations entre le Canada et la Chine se sont détériorées dès l’arrestation de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, en décembre 2018 à Vancouver. Cette arrestation a été effectuée à la demande des États-Unis qui réclament son extradition.

La Chine a bloqué ses importations de canola en provenance du Canada et a commencé à scruter les importations de porc canadien, officiellement en raison de préoccupations concernant la contrebande et la peste porcine africaine.

Témoignant devant un comité parlementaire à Ottawa, la ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a dit que dans ces dossiers, des discussions techniques avec les autorités chinoises, qui ont eu lieu mercredi soir, lui ont donné « espoir ».

Le député conservateur Luc Berthold, membre du comité parlementaire qui interrogeait la ministre jeudi avant-midi, estime que l’éventuel tête à tête entre M. Trudeau et le leader chinois arriverait bien tard.

Le sommet du G20 se tient les 28 et 29 juin prochain.