(Ottawa) Après avoir été battu de justesse aux élections québécoises en octobre dernier, l’ancien député péquiste Stéphane Bergeron tentera de se faire réélire sur la scène fédérale pour le Bloc québécois en octobre prochain.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Approché «il y a quelques semaines» par le chef bloquiste Yves-François Blanchet, il a pris sa décision finale mardi en entendant que l’ex-ministre péquiste de la Santé, Réjean Hébert, songeait à se présenter sous la bannière libérale aux prochaines élections.

«Je me suis dit qu’en cette ère de cynisme en politique, il est important de démontrer aux Québécois qu’il y a des gens qui s’engagent en politique encore par conviction et non pas simplement par intérêt», plaide M. Bergeron en entrevue à La Presse.

Il suggère que son ancien collègue péquiste, dont la rumeur d’une possible candidature libérale a été éventée mardi par Radio-Canada, est de ceux qui «bradent leurs convictions pour se précipiter vers les premières clés de limousine».

«Ma décision était pas mal prise, mais là, je me suis dit que c’était le moment», dit celui qui «avait un peu tourné la page» après sa défaite électorale, troquant ses habits de politiciens pour ceux de secrétaire général du Cégep de Rimouski.

Il briguera les suffrages dans la circonscription de Montarville, située en banlieue de Montréal, qui est actuellement représentée par le libéral Michel Picard. En 2015, la candidate bloquiste Catherine Fournier y avait fait bonne figure, arrivant en deuxième place.

Si Stéphane Bergeron remporte son pari, il s’agira pour lui d’un retour à la Chambre des communes, où il a siégé dans les banquettes bloquistes entre 1993 et 2005 avant de faire le saut au Parti québécois, où il a été député de 2005 jusqu’à 2018.

«Bienvenue à mon collègue et ami parmi les femmes et les hommes de valeur qui veulent (de nouveau dans son cas) porter les couleurs du Bloc québécois», a écrit sur Twitter le chef Yves-François Blanchet, mercredi.