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George H. W. Bush était un gentleman, dit Brian Mulroney

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Brian Mulroney a paru très ému en prononçant un éloge funèbre à la cathédrale nationale de Washington, mercredi.

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JAMES MCCARTEN
La Presse canadienne
Washington

L'ancien premier ministre canadien Brian Mulroney s'est dit convaincu, mercredi, que George H. W. Bush restera le président le plus courageux, le plus honorable et le plus respectueux des principes que les États-Unis aient connu.

M. Mulroney, proche ami et confident de l'ancien président, a paru très ému en prononçant un éloge funèbre à la cathédrale nationale de Washington, alors qu'il évoquait des souvenirs personnels de sa collaboration avec le 41e président.

M. Mulroney a décrit M. Bush comme un véritable gentleman et un modèle de leadership authentique qui a dirigé le pays de la même manière qu'il a vécu sa vie: avec distinction, résolution et courage.

Il a décrit avec émotion comment M. Bush lui avait un jour montré une plaque installée dans la propriété familiale à Kennebunkport, dans le Maine, portant les lettres CAVU, un acronyme anglais signifiant «plafond et visibilité illimités», qui décrit des conditions de vol parfaites.

M. Mulroney a expliqué que c'était ce que M. Bush pensait de sa vie après la présidence.

L'ambassadeur David MacNaughton et le ministre Scott Brison faisaient également partie des Canadiens invités à la cérémonie, à laquelle ont participé quelque 3000 amis, dignitaires, présidents d'hier et d'aujourd'hui et autres poids lourds de la politique réunis à Washington pour un dernier adieu.

Le président Donald Trump et la première dame Melania Trump se sont assis à la première rangée, aux côtés des trois anciens présidents Barack Obama, Bill Clinton et Jimmy Carter. Le fils et éventuel successeur de M. Bush, George W. Bush, était assis de l'autre côté de l'allée avec sa famille.

M. Trump avait décrété un jour de deuil national aux États-Unis mercredi en mémoire de George H. W. Bush.

Avant le début de la cérémonie, le président avait utilisé sa plate-forme préférée - Twitter - pour envoyer un message commémoratif, appelant les Américains à ne pas considérer l'occasion comme une cérémonie funèbre, mais comme une célébration de la vie de l'ancien président.

Des dizaines de pays représentés

Les drapeaux sur tous les édifices fédéraux canadiens, au Canada comme aux États-Unis, ont été mis en berne mercredi, à l'instar des hommages qui ont marqué le décès des anciens présidents Gerald Ford en 2006 et Ronald Reagan en 2004.

Plus d'une dizaine de pays étaient représentés aux funérailles. Le roi et la reine de Jordanie, le prince Charles, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Pologne étaient notamment présents. La famille Bush avait aussi invité Mike Lovejoy, un électricien du Maine qui travaille pour elle depuis 1990.

Après les funérailles, la dépouille de M. Bush reprendra le chemin de Houston, où elle sera enterrée jeudi sur le site de sa bibliothèque présidentielle à l'université Texas A & M, aux côtés de sa femme Barbara, décédée plus tôt cette année, et de leur fille Robin, emportée par la leucémie à l'âge de trois ans, en 1953.

Dans une entrevue accordée lundi, le président du Conseil du Trésor Scott Brison s'est souvenu avoir rencontré l'ancien président pour la première fois lors d'une conférence à Montréal marquant le dixième anniversaire de l'Accord de libre-échange nord-américain, que M. Bush avait signé en 1992.

«J'ai alors été frappé par sa gentillesse, son intérêt pour le Canada et son enthousiasme pour le Canada - il était simplement une personne extraordinairement aimable», a déclaré M. Brison.

«Il était issu d'un milieu très privilégié, mais il a choisi d'utiliser ce privilège et cette éducation pour servir le bien commun. Ce sens de noblesse oblige, cette obligation de redonner ce qu'on a reçu, est une chose dont plusieurs privilégiés ne se souviennent pas nécessairement. C'était quelque chose qu'il prenait au sérieux», a-t-il dit.




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