Jean Charest dit avoir les «mains libres» pour défendre les intérêts de l'ensemble des Québécois, contrairement à ses adversaires Mario Dumont et Pauline Marois.

Tommy Chouinard
Tommy Chouinard LA PRESSE

Le chef libéral est revenu sur une déclaration faite hier par Mme Marois à l'occasion du débat des chefs. Elle a dit avoir les «mains attachées avec le mouvement souverainiste».

«Moi, je peux vous dire comme premier du Québec, j'ai les mains libres. Vous en avez eu la démonstration dans la dernière campagne fédérale. Je suis le seul des trois chefs capable de parler au nom de tous les Québécois sur tous les enjeux», a affirmé M. Charest, de passage à Shawinigan.

«Mme Marois le confirme : elle a les deux mains attachées au mouvement souverainiste, et donc le Bloc québécois, a-t-il ajouté. M. Dumont, lui, a décidé de s'attacher au Parti conservateur. Et pendant la dernière campagne fédérale, sur plusieurs enjeux, il a décidé d'abdiquer.»

Après le débat des chefs hier soir, Mme Marois a affirmé que l'expression «les mains attachées» était une «image». «Ce que je voulais dire, c'est que nous sommes solidaires. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas chacun de nous penser. J'aurais dû dire que nous sommes liés solidairement derrière notre projet», a-t-elle affirmé.

Placé sur la défensive durant le débat des chefs, mitraillé par ses adversaires, Jean Charest se dit tout de même satisfait de sa prestation. Néanmoins, il a débuté sa journée en s'invitant à Salut Bonjour, à TVA, pour commenter ce débat et sa performance. Il a réalisé des entrevues à LCN et RDI.

M. Charest compte appuyer sur l'accélérateur au cours des prochains jours. «Ce n'est pas une campagne ronron. Ce ne sera pas reposant. On va faire une campagne de tous les instants, on va aller partout au Québec. On va faire le plus de déplacements possibles pour parler aux Québécois des enjeux de la campagne.»

Le chef libéral a refusé une fois de plus de répondre aux questions sur l'état des finances de la Caisse de dépôt, au moment où la Banque nationale a fait passer à 32% sa part de pertes dans le papier commercial adossé à des actifs. La Caisse a prévu une radiation de 15%, c'est-à-dire 1,9 milliards de dollars. Le bas de laine des Québécois détient 12,6 milliards dans le papier commercial. «La Caisse gère ses affaires», a lancé M. Charest.