Jean Charest estime que le niveau de vie des Québécois s'est amélioré depuis cinq ans sous le gouvernement libéral.

Malorie Beauchemin
Malorie Beauchemin LA PRESSE

«Au Québec, on a fait des progrès au net. On a réussi à réduire l'écart sur les impôts avec la moyenne canadienne, les familles québécoises sont aujourd'hui parmi les mieux traitées au monde. Il faut regarder les gestes: les allocations familiales, le régime d'assurance parentale, les places en garderie qu'on a ajoutées», a dit M. Charest, contraint de défendre son bilan, au 17e jour de la campagne électorale.Le chef du PLQ rejette les conclusions d'une étude de l'Institut économique de Montréal, qui place le niveau de vie au Québec au 53e rang sur 60 États et provinces en Amérique du Nord. Or, comme l'a révélé La Presse hier, les libéraux s'étaient engagés, avant les élections de 2003, à hausser de manière significative le niveau de vie des Québécois, qui se trouvaient alors au 52e rang.

«Il y a toutes sortes de façons de calculer ces choses-là, s'est défendu M. Charest. C'est facile de tirer des chiffres à droite et à gauche.»

Il préfère se fier, a-t-il dit, à l'étude de Luc Godbout, professeur à l'Université de Montréal, qui affirme que les familles de la classe moyenne, au Québec, «sont probablement les mieux traitées de tous les pays de l'OCDE».

Étudiants étrangers

Par ailleurs, le chef libéral s'est engagé à attirer et à retenir davantage d'étudiants étrangers au Québec. Jean Charest promet de remettre à chaque étranger qui obtiendra un diplôme dans un collège ou une université un certificat de sélection, première étape dans le processus d'immigration au Québec et au Canada.

Bon an, mal an, autour de 25 000 étrangers viennent étudier au Québec chaque année. En 2007, près de 2000 diplômés ont choisi de rester après leur formation.

Le chef libéral espère que cette nouvelle mesure en incitera plusieurs autres à venir faire leurs études ici et à choisir de s'établir au Québec par la suite.

«Il faut voir au-delà de la tempête et préparer l'avenir. Il faut éviter que la démographie vienne freiner notre développement», a dit M. Charest, qui estime que le faible taux de natalité au Québec doit être compensé par l'immigration.

Les diplômés des collèges et universités du Québec représentent une clientèle de choix, a indiqué le chef libéral, puisque contrairement aux autres immigrés, ils n'ont pas besoin d'obtenir d'équivalence de diplômes.

M. Charest a aussi présenté en après-midi les mesures qu'il promet pour soutenir la recherche contre le cancer. Un futur gouvernement libéral créerait un programme de bourses de 10 millions de dollars par année, destinées aux instituts et centres de recherche qui «sont sur le point de réaliser une percée scientifique importante dans la lutte contre le cancer».

Le chef du PLQ a aussi promis de bonifier le crédit d'impôt remboursable pour les contrats de recherche universitaire.