(Ottawa) Le lieutenant-colonel Philip Marcus aurait fait des commentaires déplacés, selon la Défense nationale. Il dirigeait la Force opérationnelle aérienne IMPACT au Koweït.

Publié le 23 déc. 2021
Mylène Crête
Mylène Crête La Presse

Une enquête est en cours, mais le ministère de la Défense juge que les propos qu’il aurait tenus « vont à l’encontre des efforts des Forces armées canadiennes (FAC) pour faire évoluer notre culture ». Il estime que les allégations à l’endroit du commandant « ont entraîné une perte de confiance » dans sa capacité à diriger son équipe. Il a été relevé de ses fonctions le 7 décembre.

La nouvelle a d’abord été rapportée par CBC News jeudi, qui a fait état de commentaires déplacés sur des femmes de rang inférieur.

Le lieutenant-colonel Marcus a été réaffecté à un poste d’officier d’état-major au Centre de guerre aérospatiale de l’Aviation royale canadienne sur la base de Trenton.

« Nous sommes dans une période de changement de culture et sommes déterminés à faire en sorte que les FAC soient un milieu de travail dans lequel tous les membres – qu’ils soient au Canada ou déployés dans le cadre d’opérations partout dans le monde – sont en sécurité, habilités et inspirés pour donner le meilleur d’eux-mêmes au service du Canada et des Canadiens chaque jour », a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense par écrit.

Cette rétrogradation survient alors que l’armée canadienne est aux prises avec une série de scandales d’inconduites sexuelles visant plusieurs militaires de haut rang. Une semaine après sa nomination en novembre, la nouvelle ministre de la Défense nationale, Anita Anand, a annoncé que les enquêtes et les poursuites en la matière seraient transférées au système civil.

L’opération IMPACT au Moyen-Orient vise à renforcer les capacités militaires de l’Irak, de la Jordanie et du Liban. Le lieutenant-colonel Marcus avait pour mission d’assurer, entre autres, la circulation libre et sûre des gens et des biens.