(Ottawa) Le gouvernement canadien prolonge d’un mois l’interdiction des vols en provenance de l’Inde et du Pakistan ainsi que l’obligation, pour les voyageurs aériens arrivant de l’étranger, de se placer en quarantaine à l’hôtel.

Mélanie Marquis
Mélanie Marquis La Presse

Le ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra, a plaidé que la suspension des vols en provenance des deux nations asiatiques avait fait ses preuves, et que le prolongement de la mesure se faisait en fonction des recommandations des autorités sanitaires canadiennes.

Lorsqu’il a banni, le 22 avril, l’arrivée des vols en provenance de l’Inde et du Pakistan dans un effort visant à freiner la propagation du variant B.1617, dit indien, l’Agence de la santé publique du Canada avait détecté une hausse disproportionnée de cas positifs de COVID-19 chez les voyageurs en provenance de ces pays.

Et depuis l’entrée en vigueur de cette suspension, on a constaté « une diminution significative des cas positifs de COVID-19 chez les passagers arrivés à bord de vols internationaux », a fait valoir le ministre en conférence de presse, vendredi.

La mesure ne vise pas les vols de fret, le transport sanitaire aérien et les vols militaires.

Les passagers qui partent de l’Inde ou du Pakistan pour se rendre au Canada et qui font escale dans un autre pays doivent fournir un résultat de test de dépistage négatif obtenu dans le pays où ils ont transité avant de poursuivre leur route vers le Canada.

Comme c’est le cas pour tous les autres voyageurs aériens, ils doivent subir un autre test de dépistage à leur arrivée dans l’un des aéroports du pays qui accueille les vols internationaux (Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver) et s’isoler quelques jours dans un hôtel de quarantaine en attendant les résultats.

La quarantaine à l’hôtel reste

Ces restrictions ont d’ailleurs aussi été prolongées, car le gouvernement fédéral estime que l’heure n’est pas encore au relâchement des mesures frontalières et que les mesures « protègent les Canadiens », a déclaré par voie de communiqué la ministre de la Santé, Patty Hajdu.

Un peu plus tôt cette semaine, le premier ministre Justin Trudeau a laissé entendre que 75 % des Canadiens devraient être entièrement vaccinés contre la COVID-19 alors qu’on l’interrogeait sur la réouverture de la frontière canado-américaine.

La cible peut apparaître lointaine, considérant que moins de 4 % de la population canadienne a reçu les deux doses des vaccins de Pfizer-BioNTech, de Moderna et d’AstraZeneca. Mais Ottawa n’en démord pas : cet objectif est atteignable d’ici la fin septembre, a réitéré le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, vendredi.

Et donc, même si « nous reconnaissons l’impatience des Canadiens de pouvoir planifier » des voyages pour la saison estivale, « ce n’est pas le moment de planifier des voyages », a offert celui-ci en conférence de presse.