(Ottawa) Les forces armées canadiennes demandent de l’aide pour faire un peu de ménage dans l’espace.

La Presse canadienne

Au cours des deux dernières années, le programme militaire Innovation pour la défense, l’excellence et la sécurité a accordé 16 contrats, totalisant 4,8 millions, à des entreprises et des chercheurs canadiens pour trouver des moyens d’identifier certains des millions de débris en orbite autour de la Terre.

L’armée est sur le point d’octroyer une autre vague de contrats, cette fois pour développer la capacité de garder un œil sur les plus petits des débris spatiaux et extirper de l’orbite terrestre des objets artificiels de toutes tailles.

« Les dangers de collisions avec des débris incluent la dégradation des coques, des panneaux solaires et des appareils optiques », peut-on lire dans l’appel de propositions lancé l’été dernier.

Les collisions entre des débris peuvent également les fragmenter et par le fait même, les multiplier. Les conséquences potentielles sont graves : elles pourraient entraîner la perte totale de véhicules spatiaux et même de vies humaines, en blessant des astronautes.

« Au fil du temps, le nombre de débris spatiaux augmentera avec le nombre d’objets fabriqués par l’homme en orbite terrestre », a-t-on souligné.

L’appel de propositions s’est conclu en septembre et selon une porte-parole de l’armée, les contrats d’une valeur de jusqu’à 200 000 $ pour un maximum de six mois seront attribués cet hiver.

L’Agence spatiale européenne estime que plus de 129 millions de déchets entourent la Terre, soit des morceaux d’anciens satellites, de fusées et des rebuts de missions spatiales.

Le ministère canadien de la Défense a pour mandat de protéger et de défendre les capacités spatiales du pays, y compris les satellites dont il dépend pour les communications, pour la surveillance et pour la navigation.

Un détritus de la taille d’un raisin peut sembler petit, mais lorsqu’il se déplace à des vitesses allant jusqu’à 28 000 kilomètres par heure autour de la planète, il peut sévèrement endommager des engins spatiaux et satellites.

Les forces armées canadiennes indiquent que les systèmes de nettoyage existants sont inefficaces et qu’il est impossible à ce jour de localiser les plus petits débris spatiaux.