(Ottawa) Le ministre des Services aux Autochtones Seamus O’Regan se rendra lundi à la Première Nation d’Attawapiskat pour y rencontrer le chef et la communauté, a annoncé son cabinet.

Kristy Kirkup
La Presse canadienne

Le territoire situé dans le nord de l’Ontario a déclaré un état d’urgence au début du mois à cause de la présence de produits chimiques dans l’eau potable.

PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre des Services aux Autochtones Seamus O'Regan 

Le grand chef de la nation Nishnawbe Aski Alvin Fiddler a indiqué par Twitter qu’il accompagnera le ministre au cours de sa visite.

M. Fiddler dit espérer avoir « une rencontre très productive » qui permettra de définir les mesures qui doivent être prises à court et à long terme pour régler ce problème d’infrastructure. « Il y a beaucoup de travail à faire », a-t-il dit.

Plus tôt cette semaine, les députés néo-démocrates Charlie Angus et Tracey Ramsey ont visité la communauté. Ils avaient alors exhorté le ministre à venir constater sur place l’ampleur des problèmes.

Les membres de la communauté craignent même de donner le bain aux enfants, avait déploré M. Angus, ajoutant que cela « n’était pas acceptable ». M. Angus est le député de la circonscription où est située Attawapiskat.

Le cabinet de M. O’Regan avait indiqué que le gouvernement fédéral était au courant du problème. Le dossier de l’eau, qui doit être réglé en partenariat avec la Première Nation d’Attawapiskat, est une priorité absolue, a-t-on dit.

Il a rappelé que le gouvernement avait approuvé de verser 1,5 million pour des réparations immédiates au système d’aqueduc de la réserve. De plus, le ministère fournit de l’eau embouteillée aux membres de la communauté.

Le village cri, situé près de la baie James, avait attiré l’attention du pays en 2012 pour sa crise du logement et il a également fait face à des problèmes de suicide chez les jeunes.