(Ottawa) Le commandant en second de l’armée, le lieutenant général Paul Wynnyk, démissionne.

Lee Berthiaume
La Presse canadienne

Cette décision, qui entrera en vigueur le 9 août, intervient quelques semaines à peine après que le gouvernement fédéral eut accepté un règlement avec le prédécesseur de M. Wynnyk, le vice-amiral Mark Norman.

À ce moment, il était attendu que M. Wynnyk resterait vice-chef d’état-major de la Défense des Forces armées canadiennes (FAC) dans un avenir prévisible.

Le départ de M. Wynnyk représente une nouvelle tuile pour les Forces canadiennes après la suspension de M. Norman en janvier 2017.

PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le vice-amiral Mark Norman.

Le ministère de la Défense a publié une déclaration annonçant la démission de M. Wynnyk mardi soir, près d’un an après que l’ancien commandant de l’armée eut pris les fonctions de vice-chef d’état-major de la défense. Un remplaçant n’a pas été nommé.

Dans le communiqué, M. Wynnyk est cité affirmant avoir réfléchi à cette décision depuis quelques mois, et avoir déterminé avec sa conjointe qu’il était temps de passer plus de temps en famille. M. Wynnyk a maintenu un domicile permanent à Edmonton.

« J’aimerais remercier le chef d’état-major de la défense, le général (Jonathan) Vance, pour la confiance qu’il m’a témoignée en me nommant vice-chef et pour sa direction des FAC au cours de cette récente période difficile », affirme-t-il.

Pourtant, tandis que M. Wynnyk évoque des raisons familiales dans le communiqué, une lettre obtenue par Global News qui aurait été envoyée au general Vance par le vice-chef d’état-major sortant de la Défense laisse croire à des motifs bien différents.

Dans cette lettre, M. Wynnyk relierait sa démission à une tentative du général Vance de réintégrer M. Norman.

M. Wynnyk écrit que le général Vance lui avait demandé de se retirer peu de temps après l’abandon de l’affaire d’abus de confiance contre M. Norman en mai. Il aurait changé de cap à la suite de l’entente à l’amiable conclue par le gouvernement avec M. Norman.

M. Wynnyk affirme qu’il a refusé lorsque M. Vance lui a demandé de rester.