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Les Canadiens pas assez assurés contre les catastrophes naturelles

Les réclamations d'assurance attribuables aux conditions météorologiques extrêmes... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Les réclamations d'assurance attribuables aux conditions météorologiques extrêmes ont plus que doublé depuis les années 80 au Canada.

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BOB WEBER
La Presse Canadienne

Les Canadiens ne cherchent pas à protéger leurs maisons contre les événements catastrophiques, rendus plus fréquents par les changements climatiques, selon une étude nationale réalisée par l'Université de Waterloo.

Les climatologues ont lancé depuis longtemps le signal d'alarme : les conditions météorologiques extrêmes, y compris les inondations, deviendront plus courantes à mesure que les températures se réchaufferont.

Le Bureau d'assurance du Canada indique que les réclamations d'assurance attribuables aux conditions météorologiques extrêmes ont plus que doublé depuis les années 80.

Selon l'étude réalisée par l'Université de Waterloo, les paiements versés aux victimes s'élevaient en moyenne à environ 405 millions de 1983 à 2008. Depuis, les paiements ont quadruplé pour atteindre 1,8 milliard, principalement en raison d'inondations.

Ces calculs n'ont pas été gonflés par la hausse des prix des propriétés.

« Toutes ces données tiennent compte de l'inflation et de la création de la richesse », a souligné le coauteur de l'étude, David Felmate. « Il s'agit d'une augmentation réelle du montant d'argent versé. »

Parallèlement, l'étude a révélé que de nombreux Canadiens sont vulnérables aux inondations. Selon elle, environ 1,7 million de ménages, soit environ 20 % de la population canadienne, sont à risque.

Les réparations peuvent être coûteuses. Le coût moyen des dégâts causés par les inondations dans la région du Grand Toronto pour les propriétaires est estimé à 43 000 dollars.

Et, pour certains, l'assurance est hors de portée.

« De plus en plus, les gens ne peuvent pas obtenir une assurance pour leur maison, car ils ont subi une ou plusieurs inondations, ou vivent dans une zone désignée à haut risque. Les primes que leur facturent les assurances sont trop onéreuses pour eux », a reconnu M. Felmate.

Mais les ménages ne font pas tout ce qui est en leur pouvoir pour se protéger et protéger leur maison, même lorsque des subventions sont offertes pour des mesures telles que les pompes de puisard.

« La demande pour ces subventions est assez faible, a déploré une autre coauteure, Natalia Moudrak. En moyenne, dans l'ensemble du Canada, on utilise moins de 10 % de l'enveloppe offerte, même dans les zones les plus touchées par les inondations. »

M. Felmate explique que beaucoup de programmes sont déroutants et difficiles à appliquer, bien qu'il ait reconnu que ces problèmes sont souvent réglés par les municipalités.

Le rapport indique des moyens simples et peu coûteux de mieux protéger les maisons contre les inondations.

L'installation d'une pompe de puisard avec alimentation de secours est l'un des meilleurs choix, indique-t-il. Les vannes de retenue peuvent empêcher les mauvais débits provenant des réseaux d'égout surchargés de pénétrer dans les sous-sols.

Le rapport recommande aussi de se promener autour de la maison par temps de pluie pour voir comment et où l'eau s'écoule. Il faut aussi empêcher les feuilles de boucher les drains de la rue.

« Les propriétaires doivent jouer un rôle plus actif pour se protéger », a déclaré Mme Moudrak.




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