Même si le cessez-le-feu semble être respecté par l'armée ukrainienne et les rebelles prorusses, le Canada a décidé d'imposer de nouvelles sanctions économiques contre le régime de Vladimir Poutine, convaincu que l'isolement de Moscou commence à porter fruits.

Mis à jour le 16 sept. 2014
JOEL-DENIS BELLAVANCE LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a annoncé ces nouvelles sanctions mardi moins de 24 heures avant que le président de l'Ukraine, Petro Poroshenko, prononce un discours devant le Parlement.

Le chef de la diplomatie canadienne a aussi annoncé qu'environ 300 Canadiens se rendront en Ukraine afin d'observer le déroulement des élections législatives du 26 octobre. Une douzaine de parlementaires feront partie de cette mission d'observation.

« Malgré les efforts du président Porochenko de mettre un terme à la violence dans l'est de l'Ukraine, l'agression militaire du régime Poutine se poursuit », a affirmé M. Baird en point de presse, rappelant que le Canada ne reconnaîtra jamais l'annexion de la Crimée par la Russie.

M. Baird a affirmé que le président russe a ordonné une concentration des troupes en Crimée. Il a aussi déploré que Moscou ait fait la sourde oreille aux appels l'invitant à mettre fin à son soutien aux militants armés prorusses, responsables de la violence selon lui.

« Le Canada continuera d'appuyer résolument le peuple ukrainien dans sa lutte contre cette agression pour défendre la paix et la liberté. Nous continuerons d'exercer de la pression sur ceux qui attisent le conflit, en imposant des sanctions ciblées », a dit le ministre Baird.

Le Canada a donc annoncé le gel des avoirs de quatre hauts gradés de l'armée russe qui seront aussi frappés d'un interdit de séjour au Canada. Des sanctions économiques sont aussi imposées contre des fabricants d'armes russes et une institution financière.

« Nous constatons que les sanctions imposées de concert avec nos alliés portent un dur coup à l'économie russe. Le Canada est résolu à accentuer ses actions avec ses alliés et partenaires afin de forcer le régime Poutine à rendre des comptes », a ajouté le ministre.