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Harcèlement et intimidation gangrènent la GRC, soutient une députée

Après plusieurs poursuites intentées par d'ex-policières, une enquête... (Photo d'archives)

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Après plusieurs poursuites intentées par d'ex-policières, une enquête de la GRC a démontré l'an dernier que 90% des 718 plaintes déposées par les gendarmes entre 2005 et 2011 concernaient l'intimidation, tandis que 4% étaient reliées au harcèlement sexuel.

Photo d'archives

Tamsyn Burgmann
La Presse Canadienne
Vancouver

Le harcèlement et l'intimidation n'ont pas été mis à la porte des bureaux de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) malgré les engagements pris par l'état-major, selon une députée libérale fédérale qui a rencontré des douzaines de gendarmes.

La députée Judy Sgro réclame une enquête judiciaire sur les conduites «horribles et explicites» au sein de la police fédérale après avoir entendu de nombreuses allégations au cours d'une série de rencontres privées tenues à travers le pays.

«Chacune de ces rencontres était émotive et très triste», a révélé Mme Sgro lors d'un déjeuner organisé par le Parti libéral à Vancouver, vendredi.

«Cela continue de diminuer l'image que nous avons tous, et que nous voulons tous avoir, de la GRC qui est sur tous les fronts pour protéger les gens.»

Mme Sgro et le sénateur Grant Mitchell ont entendu les témoignages de quelques participants en Ontario, à Vancouver, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Alberta entre les mois d'avril et d'octobre 2013.

De 18 à 80 personnes se sont rassemblées pour chacune des rencontres, dont des civils et des membres opérationnels, actifs ou retraités.

Mme Sgro soutient que des incidents surviennent à répétition au nez et à la barbe des supérieurs. Les participants ont décrit ces événements comme des «rituels d'initiation» servant à forger le caractère, ou ont affirmé qu'ils s'agissait «simplement de gars qui laissent sortir la vapeur».

Les participants ont aussi discuté des environnements de travail où les abus se succèdent au point de détruire des carrières, et où d'autres souffrent de troubles physiques et mentaux ainsi que de problèmes familiaux.

Mme Sgro affirme que ces problèmes sont répandus et prévalent toujours, même si le commissaire de la GRC, Bob Paulson, a déclaré devant un comité permanent de la Chambre des communes qu'il y avait des progrès au sein de la force policière.

En février 2013, M. Paulson a publié un plan d'action intitulé «Égalité entre les sexes et respect», qui incluait 37 éléments afin d'aider la GRC à répondre aux plaintes de harcèlement.

«Nous avons fait un gros pas en avant», a-t-il déclaré devant le Conseil du statut de la femme, en détaillant les réformes pour combattre ce qu'il décrit comme un «abus de pouvoir». Il a ajouté qu'il n'y avait pas de harcèlement sexuel «systémique».

Vendredi, Mme Sgro a déclaré que M. Paulson avait tenté de convaincre le Conseil «que des changements allaient réellement se produire.»

«Ce qui s'est produit, c'est qu'ils ont fait revivre le cauchemar à ces gens», a-t-elle dit.

Mme Sgro dénonce particulièrement la loi C-42, qui a amendé la loi sur la GRC. Selon elle, la loi menace de licenciement les membres de la GRC qui osent en parler d'une manière désobligeante.

«La raison pour laquelle vous n'en entendez plus parler depuis les six derniers mois, c'est parce que tout le monde se la ferme», a-t-elle avancé.

Une porte-parole de la GRC à Ottawa a répondu à une demande d'entrevue par une longue déclaration par courriel qui avait déjà été publiée en ligne.

«La GRC s'engage à fournir un environnement de travail respectueux et sécuritaire, sans discrimination, comportement blessant ou harcèlement», peut-on y lire.




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