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Concorde: Régis Labeaume menacé de poursuites

Régis Labeaume... (Photothèque Yan Doublet, Le Soleil)

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Régis Labeaume

Photothèque Yan Doublet, Le Soleil

Si jamais la transaction visant à vendre l'hôtel Le Concorde à un groupe d'investisseurs mystères achoppe, des poursuites risquent de pleuvoir sur le maire de Québec, laisse entendre l'avocat Stéphane Harvey, qui représente le groupe d'acheteurs.

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Le Concorde

Le Soleil, Pascal Ratthé

Le maire Régis Labeaume a soutenu à quelques reprises au cours des derniers jours que Tony Magi, proche de la mafia, pourrait être impliqué dans le groupe d'acheteurs grâce à un prête-nom. «Des accusations comme ça peuvent avoir des impacts importants. C'est certain que si ça nuit au processus d'achat, ça aura des conséquences», affirme Me Harvey.

Au cabinet du maire de Québec, on rejette ces poursuites d'un revers de main. Le maire «n'a jamais sorti l'information» publiquement, soutient l'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin. «On avait des inquiétudes à ce sujet. On en avait parlé à notre contentieux et aux policiers. C'est quand des journalistes nous ont interrogés à ce sujet qu'on n'a pas eu le choix d'en parler publiquement», dit-il.

M. Nolin répète que le maire a toujours dit «qu'il n'avait aucune preuve» liant le groupe d'investisseurs à Tony Magi, mais qu'il avait des «inquiétudes» et voulait simplement «faire la lumière».

La vente de l'hôtel Le Concorde devrait se conclure d'ici le 21 avril, selon Me Harvey. «Mes clients ont ensuite l'intention de s'identifier lors d'une conférence de presse», dit-il.

Un long feuilleton

La feuilleton de la vente de l'hôtel Le Concorde a commencé lorsque l'homme d'affaires Eddy Savoie a acheté le bâtiment de la Grande Allée à la mi-mars, afin d'y établir une résidence pour personnes âgées. La Ville de Québec a adopté en urgence un changement de zonage, mardi dernier, afin que la vocation hôtelière de l'établissement soit conservée.

M. Savoie affirme avoir été «surpris» d'apprendre que la belle-soeur du maire Labeaume, Francine Vien, dirige une résidence pour personnes âgées, le St-Patrick, à environ 400 mètres du Concorde. «Est-ce que le maire a refusé que l'on transforme le Concorde en résidence pour aînés à cause de ça? C'est du ouï-dire. Mais je n'avais pas cette information avant d'acheter», note M. Savoie.

Mme Vien assure n'avoir exercé «aucune pression» sur son beau-frère pour éviter qu'un concurrent ne s'établisse à quelques mètres de chez elle. «Ce n'est pas le genre de conversation qu'on a. En famille, on ne parle pas de travail», dit-elle.

M. Nolin assure que le maire Labeaume «ne savait même pas que sa belle-soeur travaillait au St-Patrick» et qu'il n'a donc aucunement voulu la favoriser.

M. Nolin explique que le changement de zonage, qui est en fait une mesure temporaire, visait à «conserver la vocation hôtelière» du Concorde, «le temps de faire la lumière sur les informations» que la Ville avait.

Samedi, le groupe d'investisseurs mystère a offert 50 000$ à quiconque prouverait un lien entre eux et Tony Magi. «Personne n'a réclamé l'argent à ce jour», note Me Harvey.

Les soins offerts au centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Saint-Lambert-sur-le-Golf, construit en partenariat public-privé (PPP), sont tout à fait adéquats, conclut l'enquête indépendante menée au cours des derniers mois et dont le rapport a été diffusé, hier. Mais le taux très élevé de roulement du personnel et la froideur dont fait preuve celui-ci doivent être corrigés rapidement. En décembre, deux ex-employées du CHSLD, propriété du Groupe Savoie, ont été arrêtées et accusées de mauvais traitements sur des résidants. Dans la foulée de ces arrestations, l'agence de la santé de la Montérégie a lancé une enquête indépendante. Vingt-six recommandations sont formulées, dont cinq pressantes. Le Groupe Savoie doit notamment mettre en place une équipe de direction plus forte et régler les problèmes d'impartialité de son commissaire aux plaintes. Quatre-vingt-dix personnes ont été rencontrées lors de cette enquête qui aura coûté 75 000$. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) n'est pas surprise par les conclusions de l'enquête. «Le PPP se finance en partie par des économies sur les employés. C'est ce qui amène un taux de roulement si élevé», affirme le vice-président Guy Laurion. La présidente du conseil d'administration du CHSLD, Nathalie Savoie, a préféré lire le rapport avant de commenter.




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