Quelques milliers de personnes, 10 000 selon les organisateurs, ont fait entendre leur opposition à la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement Harper, aujourd'hui, dans les rues du centre-ville de Montréal.

Mis à jour le 23 févr. 2013
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Ils joignaient leur voix à d'autres manifestants qui ont marché dans toutes les grandes villes de la province.

«Ça prouve que la population se sent concernée par ces coupures. Je pense qu'elle se rend compte que c'est une loi extrêmement sauvage», a fait valoir Yves Ouellet, directeur général de la FTQ-Construction. C'est ce syndicat qui organisait la manifestation d'aujourd'hui. «Je pense que le message commence à être clair», a-t-il ajouté.

Le convoi s'est mis en marche vers 11h15, à partir du complexe Guy-Favreau, avant de se rendre jusque devant la tour de Radio-Canada, vers 12h30. Le tout s'est passé dans le calme et aucun pépin n'est à déplorer.

«Les gens de Montréal, les gens du Québec sont capables de se mobiliser. La réforme de l'assurance-emploi, c'est un recul pour les travailleurs de partout», a déclaré Alexandre Boulerice, le lieutenant de Thomas Mulcair pour le Québec. Le député néo-démocrate a tenu à souligner que les emplois saisonniers n'étaient pas l'apanage des régions rurales et que la métropole en comptait aussi beaucoup. «Le cinéma et le tourisme» en sont de bons exemples,  a-t-il fait valoir.

La réforme de l'assurance-emploi resserre notamment les règles entourant les prestations d'assurance-emploi remises aux travailleurs saisonniers pendant la basse saison.

Le gouvernement de Pauline Marois était représenté par les députés Léo Bureau-Blouin et Daniel Breton, ainsi que par le ministre Alexandre Cloutier, responsable des relations intergouvernementales.

Le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, a fait valoir que Stephen Harper et son gouvernement ne comprenaient pas le mode de vie des régions dont l'économie est saisonnière. «Il faut protéger nos régions, il faut protéger nos travailleurs, a-t-il martelé au cours d'un bref discours. On ne laissera pas Stephen Harper vider les régions.»