Remarques insultantes, ricanements, harcèlement et odeurs de marijuana: de nombreuses plaintes ont été logées l'an dernier par des passagers au sujet des agents de sécurité dans les aéroports canadiens.

Publié le 22 déc. 2010
Jim Bronskill LA PRESSE CANADIENNE

L'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) a reçu environ 1520 plaintes en 2009-2010 de la part de passagers insatisfaits de la manière dont ils ont été traités lorsqu'ils ont franchi les postes de préembarquement dans les aéroports, selon des données obtenues par La Presse Canadienne.

Les doléances concernent notamment les agents responsables de scanner les objets personnels des passagers, les fouilles corporelles et celles effectuées dans les bagages, la confiscation d'items, les délais ainsi que l'implantation de nouveaux scanners corporels.

Par exemple, un voyageur qui tentait de prendre une correspondance à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau à Montréal, dit avoir été traité de manière très impolie et arrogante parce qu'il avait oublié de placer son gilet dans le bac où les passagers doivent déposer les effets qu'ils transportent sur eux.

À Fort McMurray en Alberta, une autre personne dit avoir été victime de contacts physiques abusifs d'un agent.

Selon Mathieu Larocque, porte-parole de l'ACSTA, les passagers qui se sont plaints ne représentent «qu'une fraction» de ceux ayant franchi les postes de sécurité. La majorité d'entre eux sont satisfaits de leur expérience, a-t-il indiqué, ajoutant qu'il ne croyait pas que cela représentait un problème généralisé.

Il souligne d'ailleurs que les agents de préembarquement sont enseignés à traiter les personnes avec dignité, respect et attention. Mais le porte-parole indique néanmoins que les plaintes sont prises au sérieux et qu'une enquête a lieu à chaque fois que l'Agence en reçoit une.

Les chiffres de l'ACSTA indiquent que le roulement des employés aux postes de contrôle est demeuré très élevé l'an dernier, avec près du quart des agents des huit aéroports les plus occupées ont quitté leur emploi.

Les copies des plaintes ont été obtenues en vertu de la Loi d'accès à l'information. Les noms des passagers ont été caviardés pour protéger leur confidentialité.