Les cendres crachées par un volcan en éruption en Islande, mercredi, ont continué de perturber le trafic aérien aujourd'hui dans l'ensemble du contient européen, clouant des milliers de voyageurs au sol de part et d'autre de l'Océan Atlantique.

Daphné Cameron LA PRESSE

Les répercutions se sont faites sentir une fois de plus à l'aéroport Montréal-Trudeau, où 12 départs vers l'Europe ont été annulés. Pour une quatrième journée de suite, des centaines de passagers qui devaient se rendre à Paris, Londres, Amsterdam, Munich, Frankfort, Zurich ou Genève ont été contraints de revoir leurs plans. Une dizaine de vols en provenance du continent européen qui devaient atterrir à Montréal ont également été suspendus.Ailleurs au Canada, tous les départs et toutes les arrivées entre les pays d'Europe du nord et les villes d'Ottawa, de Toronto, d'Edmonton et de Vancouver ont été annulés soit par l'aéroport, soit par les compagnies aériennes.

Rappelons que les cendres ont forcé la fermeture d'aéroports aussi achalandés que Heathrow, à Londres et Charles-de-Gaulle, à Paris.

Ces cendres ont également contraint le premier ministre Stephen Harper à annuler son voyage en Pologne, samedi midi. Il devait s'y rendre pour assister aux funérailles d'État du président polonais Lech Kaczynski et de son épouse, à Cracovie dimanche. Le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont fait de même cet après-midi.

Aujourd'hui, un géologue en Islande a confié à l'Associated Press que l'activité volcanique avait été «très vigoureuse» durant la nuit de samedi et ne montrait aucun signe de fléchissement. Et selon des météorologues, des vents en Europe auront vraisemblablement pour effet de prolonger le statu quo. Le mal de tête des voyageurs risque donc de se poursuivre pour au moins quelques jours.

Avec La Presse Canadienne