Marc-Antoine Auger, dont le procès pour leurre et agressions sexuelles de deux adolescentes devait commencer mardi à Montréal, a demandé l'arrêt du processus judiciaire pour délai déraisonnable.

Christiane Desjardins LA PRESSE

L'homme de 46 ans a été arrêté et accusé en mai 2010. Son enquête préliminaire s'est déroulée en décembre 2011 et la date de son procès a été fixée à février 2013. Toutefois, aux yeux de son avocate, Me Joëlle Roy, le délai de 34 mois est beaucoup trop long. Cette dernière a invoqué divers arguments, notamment la stigmatisation de son client, dans le but de convaincre la juge Geneviève Gratton d'appliquer le remède ultime: l'arrêt définitif du processus judiciaire.

Témoignant sur l'impact de ce délai, l'accusé a fait valoir que sa famille et lui ont subi les affres de la médiatisation et l'opprobre d'autrui. Il a perdu son emploi et se plie depuis trois ans à de sévères conditions de liberté. M. Auger, qui était président de la ligue de soccer des Caveliers de Sainte-Sophie, a dû démissionner de cette occupation bénévole. Il affirme qu'il entretient encore des idées suicidaires.