Dix passagers qui pensaient s'envoler vers la Floride ont plutôt pris le chemin de l'hôpital, jeudi à Québec, victimes d'une intoxication à la substance utilisée pour déglacer l'avion.

Mis à jour le 25 janv. 2019
GABRIEL BÉLAND LA PRESSE

Le vol TS782 devait s'envoler à 7h jeudi matin en direction de Fort Lauderdale. Mais le déglaçage rendu nécessaire par le verglas a mal tourné. Des passagers se sont mis à vomir. L'équipage a ordonné aux 180 passagers d'évacuer l'avion qui était toujours sur le tarmac de l'aéroport Jean-Lesage.

« Ce sont des vapeurs de glycol qui sont entrées dans l'appareil pendant le dégivrage », explique une porte-parole d'Air Transat, Debbie Cabana.

« Bien entendu, ce n'est pas quelque chose de fréquent, mais ça s'est déjà vu chez nous et chez d'autres compagnies aériennes », dit-elle.

Air Transat va mener une enquête pour comprendre comment le glycol s'est retrouvé dans la cabine. Parfois, le liquide déglaçant peut s'infiltrer dans le système d'aération d'un avion et affecter les passagers. C'est ce qui s'était notamment passé en novembre 2017 à Calgary, dans un appareil WestJet.

Déploiement d'envergure

Jeudi à Québec, l'incident a entraîné « un déploiement d'envergure des ambulanciers, avec un rappel de personnel et le rajout d'équipes », précise Marc-Antoine Tremblay, superviseur à la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ).

Selon lui, ce sont 11 personnes qui ont été transférées à l'hôpital. Air Transat affirme qu'ils étaient 10.

« Dans l'appel qu'on a reçu, on parlait de vomissements. Puis sur place, les ambulanciers ont constaté des irritations au niveau des voies respiratoires », ajoute Marc-Antoine Tremblay.

Air Transat a déployé un avion qui devait s'envoler pour la Floride à 18h avec les passagers qui n'avaient pas été hospitalisés. « Évidemment, on s'excuse de tous les inconvénients auprès de nos passagers, dit Debbie Cabana. Ce n'est pas une situation très agréable, on en convient. »