Plus d'un mois s'est écoulé depuis que les autorités mexicaines ont retrouvé le corps de Christine St-Onge, le 13 décembre, et la famille se démène toujours pour rapatrier la dépouille.

Mis à jour le 30 janv. 2019
SARA CHAMPAGNE LA PRESSE

Lors d'entretiens auprès de Radio-Canada et du Journal de Montréal, la soeur aînée de Mme St-Onge a expliqué qu'elle multiple en vain les démarches depuis deux mois avec les autorités mexicaines, Affaires mondiales Canada, la Sûreté du Québec, son député et d'autres personnes influentes. Mais, le Mexique multiplie les exigences et les interlocuteurs changent au fil des jours, déplore Annie St-Onge.

« Ce n'est jamais la même personne qui nous parle, personne n'est imputable et on nous donne des réponses contradictoires », se désole Annie St-Onge, qui ne sait plus vers qui se tourner.

Sa soeur, Christine St-Onge, était partie en vacances fin novembre à Los Cabos, au Mexique, avec un homme qu'elle fréquentait depuis quelques mois. L'homme en question, Pierre Bergeron, est rentré au pays un jour plus tôt que prévu, le 5 décembre, et s'est suicidé le lendemain.

Plus d'une semaine plus tard, le corps de la femme de 41 ans a été retrouvé dans de la végétation le long d'un terrain de golf. Son corps portait des marques extrêmes de violence, dont un coup à la tête. Sa famille a affirmé auprès de Radio-Canada que devant l'état de décomposition avancé du corps, le Mexique a proposé de l'inhumer en sol mexicain.

« Nous, on s'est opposés à cette proposition. Nous voulions pratiquer une autopsie pour confirmer les résultats obtenus là-bas, explique la soeur de la victime. Mais, pour y arriver, il fallait procéder à un embaumement, déposer le corps dans un cercueil scellé, l'envoyer à la morgue, et tout ça supposait des coûts importants. Alors nous nous sommes entendus pour incinérer le corps de Christine », a affirmé Annie St-Onge au réseau d'information.

Malgré les empreintes dentaires et la photo d'un tatouage identifiant clairement la victime, le Mexique exigerait de la soeur qu'elle se rende sur place pour procéder au prélèvement d'un échantillon d'ADN. Après négociations, le prélèvement a été réalisé et le résultat de l'analyse envoyé aux autorités le 9 janvier dernier.

« On nous avait dit qu'à partir du moment où les autorités mexicaines recevaient cette analyse, il fallait compter un délai de deux semaines pour avoir des réponses. Maintenant, on n'est plus sûrs de rien. On s'est fait dire que deux semaines, c'est une moyenne. Ça pourrait être un mois », a ajouté Annie St-Onge, dont la famille souhaite pouvoir enfin se recueillir et amorcer son deuil après le tumulte des dernières semaines.