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Le jeu Fortnite, appât pour un cyberprédateur de la Montérégie

Quatre élèves du secondaire ont été victimes d'une tentative de « sextorsion »... (Photo BENOIT TESSIER, archives REUTERS)

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Photo BENOIT TESSIER, archives REUTERS

Quatre élèves du secondaire ont été victimes d'une tentative de « sextorsion » au cours des dernières semaines sur la Rive-Sud de Montréal.

Pour appâter ses jeunes victimes, la personne suspecte s'est invitée dans des conversations sur le réseau Instagram et y a fait miroiter des codes pour accéder à des niveaux supérieurs à Fortnite, jeu en ligne gratuit qui compte quelque 125 millions d'adeptes à travers le monde.

Il s'agissait en fait d'un prétexte pour démarrer des conversations privées avec les victimes, où le cyberprédateur demandait à ses interlocuteurs - tous des garçons - de lui envoyer des images intimes.

Suivant le stratagème connu de sextorsion, le fraudeur a alors menacé de publier ces images sur l'internet afin de soutirer de l'argent ou des images supplémentaires aux victimes.

Les quatre cas ont été signalés au cours du mois d'octobre. Aucun autre n'a été rapporté aux autorités depuis.

Selon le sergent Jean-Luc Tremblay, du département socio-communautaire de la Régie intermunicipale de police Richelieu Saint-Laurent, les quatre garçons n'ont pas de lien évident entre eux : ils ne fréquentent pas tous la même école et ne sont pas dans les mêmes groupes de discussion sur Instagram.

N'empêche, le scénario était si similaire que les autorités n'ont pas hésité à sonner l'alarme. La Commission scolaire des Patriotes (CSP) ainsi que les établissements privés du territoire ont donc relayé l'avis des policiers à tous les parents d'enfants fréquentant les écoles du coin. À elle seule, la CSP a ainsi rejoint 45 000 parents par courriel.

« Notre priorité, c'était de réagir le plus vite possible afin de faire en sorte qu'il n'y ait pas d'autres victimes, explique le sergent Tremblay. Les parents ont pu en discuter avec leurs jeunes et les aider à mettre en place des moyens de se protéger. »

Pour Lyne Arcand, directrice adjointe de la commission scolaire, il était primordial d'aider les parents à affronter cette situation.

« Ce n'est pas une conversation facile à avoir, souligne-t-elle. Les enfants ne savent pas à qui s'adresser, ils sont gênés de la situation, alors on voulait leur permettre de lancer la discussion. »

Selon elle, le personnel des 68 écoles de la CSP, en collaboration avec les policiers communautaires, procède déjà à des activités de sensibilisation toute l'année concernant la sécurité sur l'internet, à plus forte raison sur les médias sociaux.

Un guide à ce sujet est d'ailleurs remis annuellement aux parents et aux élèves.

« Ça peut sembler juste du gros bon sens, mais ça fait partie du rôle d'une école, de rappeler aux élèves de pas fournir de renseignements personnels si on n'est pas sûr d'à qui on s'adresse », affirme Mme Arcand.

L'enquête est toujours en cours afin d'identifier un suspect dans cette affaire. Pour l'heure, la Régie intermunicipale mène elle-même l'enquête, mais n'exclut pas de faire appel à d'autres corps policiers - notamment la Sûreté du Québec - pour l'assister.

Conseils de prévention contre la sextorsion

Ne faites pas de gestes compromettants sur l'internet, même lorsque vous croyez être en privé.

Évitez d'échanger des photos et des vidéos ou d'utiliser votre webcam pour poser des gestes intimes.

Soyez vigilants si vous acceptez de converser avec une personne que vous ne connaissez pas.

Ne partagez aucun renseignement personnel.

Si vous recevez des menaces d'extorsion, n'hésitez pas à communiquer avec votre service de police.

Source : Régie intermunicipale de police Richelieu Saint-Laurent




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