Deux enfants de la même famille ont été sévèrement mordus par un chien à quelques heures d'intervalle, dimanche à Montréal-Nord. L'animal a été saisi par la police et une enquête est ouverte.

Mis à jour le 20 août 2018
Audrey Ruel-Manseau LA PRESSE

La famille des deux jeunes victimes gardait le chien d'une connaissance qui a commis la première attaque à l'intérieur de l'appartement, en matinée. Le chien, dont la race n'a pas été révélée, a mordu un enfant de 4 ans à la tête. La blessure était assez sérieuse pour nécessiter des points de suture, mais la vie de l'enfant n'a pas été menacée.

«À ce moment, il n'y a pas eu d'appel au 9-1-1, a déclaré Manuel Couture, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Les parents ont enfermé le chien à l'intérieur de l'appartement, et on ne sait pas encore de quelle façon, mais le chien a réussi à sortir à l'extérieur vers 15h15.»

L'animal agressif se serait alors jeté sur un enfant de 7 ans de la même famille qui se trouvait dans la cour. Le chien lui a empoigné un bras et lui a infligé des «blessures très, très importantes». Les services d'urgence ont été appelés sur place, sur le boulevard Saint-Michel, près de la rue Prieur.

«L'enfant a été transporté à l'hôpital par ambulance, a précisé l'agent Couture. Il n'y a pas de danger pour sa vie.»

Entre-temps, des citoyens étaient parvenus à maîtriser le chien, qui a été saisi par les policiers et transporté au refuge d'un organisme, où il sera évalué.

«La Ville va faire le suivi concernant le chien. De notre côté, nous avons ouvert une enquête pour déterminer s'il y a eu de la négligence. C'est la norme», a expliqué l'agent Couture.

Réglementation à Montréal

En vertu du nouveau règlement de Projet Montréal présenté au début de l'été, la Ville divise dorénavant les chiens en trois catégories: normal, à risque et potentiellement dangereux. Dans le cas présent, le chien pourrait se retrouver dans la catégorie «potentiellement dangereux», qui comprend les animaux qui ont été évalués par un expert après une morsure n'ayant pas causé la mort ou une tentative de morsure.

Selon le règlement, les chiens potentiellement dangereux doivent être stérilisés, vaccinés et dotés d'une micropuce. Les propriétaires doivent prouver qu'ils n'ont pas de casier judiciaire et qu'ils n'ont pas commis d'infraction à la Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal. Le chien pourrait aussi être jugé «dangereux» et euthanasié dans les 48 heures.

Contrairement au règlement qui avait été adopté par l'administration Coderre l'an dernier, le règlement de l'administration Plante ne cible pas de race, même si 37% des 230 cas de morsure répertoriés en 2017 concernent des pitbulls.