Un hockeyeur de 21 ans a été menotté sur la glace, dimanche soir, à l'aréna Pierre-Provencher de Nicolet, dans le Centre-du-Québec, lors d'un match de séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior AA Estrie-Mauricie.

Audrey Ruel-Manseau LA PRESSE

Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on voit Olivier Marcotte, immobilisé sur le ventre avec tout son équipement, se faire passer les menottes par deux agents de la Sûreté du Québec (SQ).

Expulsé dans les derniers instants de la rencontre quelques minutes plus tôt, le joueur de Sherbrooke aurait craché au visage d'un des juges de lignes qui l'escortait vers le vestiaire de son équipe, avant de tenter de s'en prendre physiquement à lui.

Au terme d'une escarmouche, le juge de lignes est finalement parvenu à maîtriser son assaillant, laissant alors deux agents de la SQ prendre la situation en main.

Contacté par La Tribune en fin de journée hier, Olivier Marcotte a refusé catégoriquement de commenter les événements, prétextant que les différents médias ne relataient pas tous les mêmes histoires et déformaient les faits.

« Personne n'a la bonne version et je trouve ça très déshonorable, alors pour moi c'est terminé, je ne donne pas suite à cette histoire. »

Même situation pour le gérant de l'équipe, Pierre Roy, qui hésitait à livrer le fond de sa pensée. « Je ne peux pas défendre ce qu'Olivier a fait, il n'avait aucune raison de cracher au visage de l'arbitre. Ce que je dis, par contre, c'est que ce sont les arbitres qui doivent assurer le contrôle du match et non provoquer les joueurs, et c'est ce qui s'est passé. »

Du côté de la Ligue de hockey junior AA Estrie-Mauricie, on a préféré ne pas commenter le dossier pour l'instant. « On va d'abord prendre le temps de rencontrer les gens impliqués et prendre connaissance du rapport de l'arbitre », a souligné le président du circuit, Serge Campeau.

Aucune plainte officielle n'a toutefois encore été enregistrée, mais la victime de l'assaut, qui aurait reçu trois coups de poing au visage, n'écarte pas la possibilité d'entreprendre des démarches judiciaires.

- Avec Le Nouvelliste et La Tribune