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Exploitation sexuelle de mineurs: Laval intensifie la lutte et durcit le ton

La Ville de Laval, ses policiers et intervenants sociaux durcissent le ton et... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

La Ville de Laval, ses policiers et intervenants sociaux durcissent le ton et intensifient la lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs.

Le maire de Laval, Marc Demers, a signé mercredi une Déclaration contre l'exploitation sexuelle des mineurs qui reconnaît que le phénomène est un fléau, invite les citoyens à s'intéresser au problème et à signaler aux autorités toute situation d'exploitation sexuelle de mineurs.

Le virage est significatif, a déclaré le directeur adjoint aux enquêtes du Service de police de la Ville de Laval, Dany Gagnon, en entrevue avec La Presse canadienne.

«On veut amener un langage qui est une prise de position contre l'exploitation sexuelle des mineurs», a-t-il dit.

«Les mineures exploitées qui sont dans la prostitution, ce sont des victimes, les clients, ce sont des abuseurs et les proxénètes, ce sont des exploiteurs», a martelé le policier.

Il fait valoir qu'«on ne peut banaliser le fait que des individus sollicitent les services de jeunes filles d'âge mineur; ce n'est pas une relation avec une clientèle, ce sont des abuseurs».

Il rappelle que le fait de solliciter les services sexuels d'une personne d'âge mineur ouvre à une peine ferme et minimale de six mois d'emprisonnement.

En 2016, en marge de la crise des fugues, les policiers de Laval ont mené une opération qui a permis d'appréhender et d'accuser 13 personnes pour avoir sollicité des mineures. Certaines d'entre elles ont été reconnues coupables et d'autres dossiers sont toujours actifs.

«C'était une première opération et on attendait les résultats des tribunaux. C'est sûr qu'il va y en avoir d'autres», a promis le policier.

Du côté des proxénètes, les accusations de proxénétisme et de traite de personnes, dans le cas de mineurs, se traduisent par des peines minimales de cinq ans d'emprisonnement. Dans ce dernier cas, le rythme des arrestations et accusations se maintient entre 25 et 30 par année.

Dany Gagnon a indiqué que la crise des fugues de 2016 a eu un impact majeur et mesurable: le nombre de dossiers d'enquête sur des disparitions et fugues est passé de 700 par année, avant 2016, à 400 par année par la suite, une augmentation qu'il attribue à une collaboration importante entre les différents intervenants et un travail intensif en amont de la part des travailleurs sociaux en centre jeunesse.




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