Le concessionnaire de voitures John Scotti, à Montréal, a été la cible d’au moins un coup de feu ces dernières heures.

Mis à jour le 17 août
Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse
Daniel Renaud
Daniel Renaud La Presse

Un impact de projectile a été localisé mardi vers 19 h 45 sur l’édifice situé au 4475 boulevard Métropolitain Est, dans l’arrondissement de Saint-Léonard.

Un périmètre a été érigé face à l’édifice. Il n’y a aucune victime dans l’évènement, a indiqué le porte-parole du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), Jean-Pierre Brabant.

Une enquête a été ouverte par le corps de police. Les enquêteurs tenteront de déterminer quand le coup de feu a été tiré, a indiqué M. Brabant.

C’est la troisième fois qu’une entreprise appartenant à la famille Scotti est visée par une attaque. Le premier août dernier, un coup de feu a été tiré dans la vitre d’une autre concession automobile portant le nom de John Scotti.

Le concessionnaire a également été la cible d’un incendie criminel le 4 juin. Deux véhicules en flammes avaient été retrouvés dans le stationnement du commerce situé à l’intersection de la rue Jarry Est et du boulevard Provencher.

Puisque de l’accélérant avait été observé sur place, le Service de sécurité incendie de Montréal avait transféré l’enquête au SPVM.

On ignore la trame de fond de ces évènements répétés qui peuvent s’apparenter à un message qu’on veut faire passer à la famille. John Scotti s’est envolé ce matin à l’extérieur du Québec pour assister à un évènement. En entrevue au Journal de Montréal, l’homme d’affaires s’est dit « dévasté » et a ajouté que cette situation, qu’il ne comprend pas, est « invivable ». Il a dit espérer que les policiers arrêtent rapidement les auteurs de ces attaques.

En février 2021, le bureau de l’un des fils de John Scotti, Pasquale, avait été perquisitionné par les enquêteurs de l’Escouade nationale de répression du crime organisé (ENRCO), chapeautée par la Sûreté du Québec.

Les limiers cherchaient des preuves dans un volet portant sur le recyclage des produits de la criminalité de l’enquête Percuter qui a mené, entre autres, à l’arrestation en mars dernier du Hells Angels de la section de Montréal, Vincent Boulanger, et des membres du clan Seeyomak et d’un groupe appelé la Fratrum.

Pasquale Scotti a été accusé de possession non autorisée d’une arme à feu et de mauvais entreposage d’une arme à feu qui aurait été trouvée dans son bureau lors de la perquisition. La cause est toujours active devant les tribunaux.

Avec La Presse Canadienne