Le propriétaire montréalais de l’entreprise Calèches Lucky Luc réclame une indemnité de près de 200 000 $ à la Ville de Montréal, qui lui a fait perdre son gagne-pain en interdisant les calèches dans les rues de la métropole.

Publié le 21 janvier
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Dans une poursuite déposée au palais de justice de Montréal, Luc Desparois explique qu’il avait acheté plusieurs permis, pour lesquels il a payé jusqu’à 50 000 $, pour exploiter des calèches qui sillonnaient le Vieux-Montréal avec des touristes à leur bord.

« En plus de l’achat des permis, le plaignant a investi des sommes importantes dans l’opération des calèches, la location d’espace pour ses écuries et l’achat d’équipements essentiels pour s’assurer de respecter les règlements municipaux », peut-on lire dans le document.

À partir du moment où les calèches ont été bannies de Montréal, le 1er janvier 2020, M. Desparois affirme avoir essuyé d’importantes pertes financières et a dû se trouver un emploi comme gardien de stationnement, qui lui procure un revenu beaucoup moins important. Toutes ses économies avaient été investies dans son entreprise, qui employait 22 personnes, dit-il.

Il rappelle que la Ville de Montréal a offert aux exploitants de calèches une indemnité de 1000 $ par cheval, ce qu’il juge nettement insuffisant.

« À cause de l’irresponsabilité de la Ville, qui a révoqué le droit aux permis de calèches après avoir approuvé les transactions pour leur achat, le plaignant a subi des préjudices et des dommages sérieux », indique la poursuite.

Luc Desparois demande donc une indemnité de 187 500 $.

Les propriétaires de calèches s’étaient battus devant les tribunaux pour faire annuler le règlement adopté par les élus municipaux, sans succès.